Pourquoi il n’existe pas de prêt israélien sur un bien à l’étranger
Un prêt immobilier est un crédit garanti par une sûreté sur le bien, et une banque israélienne n’inscrit pas d’hypothèque dans un registre foncier grec, chypriote ou américain. Tout financement israélien d’un achat à l’étranger s’appuie donc nécessairement sur une garantie située en Israël, et tout financement adossé au bien lui-même doit venir d’un acteur local du pays de destination. D’où les trois voies :
Voie 1 : l’apport personnel intégral
La voie que suivent en pratique la plupart des acheteurs israéliens, en particulier dans les destinations bon marché, où le prix du bien entier est inférieur à l’apport personnel exigé pour un logement en Israël. Simple, sans intérêts et sans dépendance aux banques ; l’inconvénient est la concentration : une somme importante immobilisée dans un seul bien, dans un seul pays, dans une seule devise.
Voie 2 : nantir son logement en Israël
Qui possède un bien en Israël peut obtenir un prêt garanti par celui-ci et en utiliser le produit pour acheter à l’étranger. C’est la seule voie de « financement israélien » d’un bien étranger, et elle transforme le risque d’investissement en risque sur le logement : le remboursement en shekels continue intégralement même si l’investissement déçoit, et la garantie est le logement que vous habitez. Notez aussi l’exposition de change structurelle, un engagement en shekels face à des revenus en euros ou en dollars. Les conditions de ces prêts restent soumises aux règles de financement en vigueur en Israël : notre simulateur de prêt immobilier aide à mesurer le coût de la mensualité.
Voie 3 : le financement local dans le pays de destination
Dans certaines destinations, des banques locales prêtent aussi aux non-résidents, mais à des conditions plus conservatrices que ce qui est vendu aux Israéliens : apport personnel plus élevé, taux plus élevé, et parfois des exigences lourdes de revenus et de justificatifs. Aux États-Unis, il existe une filière dédiée (des prêts pour non-résidents adossés aux flux du bien) ; à Dubaï, le financement des non-résidents est limité en montant ; et sur certains marchés européens il existe mais reste lent et bureaucratique. La situation à jour de chaque destination figure sur sa page pays. Le grand avantage de cette voie : le prêt est dans la même devise que le bien et que les revenus, ce qui réduit fortement l’exposition de change.
Et la « quatrième voie » dont il faut se méfier
Les plans de paiement des promoteurs, très répandus à Dubaï, sont parfois commercialisés comme un « financement sans banque ». Ce sont des reports de paiement, pas un financement : vous restez tenu de payer le solde au prix du contrat même si le marché a baissé d’ici la livraison, et la seule protection de votre argent est le mécanisme de séquestre prévu par le droit local. Assurez-vous qu’il existe et que chaque paiement y transite.
Comment l’effet de levier s’intègre-t-il au calcul fiscal israélien ? Les intérêts ne sont une charge que dans le régime au barème progressif : comparez les deux régimes dans le simulateur d’impôt sur les loyers →