Bucarest est revenue sur la carte des investissements israéliens par la grande porte : début 2026, elle a dépassé Cluj et est devenue la ville la plus chère de Roumanie, et pourtant, à environ 2 200 € le m² en moyenne, elle reste l’une des capitales les moins chères de l’Union européenne, avec les rendements les plus élevés que nous ayons étudiés en Europe (de 5 % à 6 % brut, et davantage dans les quartiers d’entrée de gamme). Des promoteurs israéliens, d’AFI au groupe Hagag, y sont actifs pour des centaines de millions d’euros, et les vols depuis Ben Gourion sont quotidiens.
Mais Bucarest impose une vérification préalable qu’aucune autre ville de ces pages ne connaît, et elle prime sur toute considération de rendement : les séismes. Le tremblement de terre de 1977 a tué ici environ 1 400 personnes, des centaines d’immeubles du centre sont officiellement classés en risque de niveau I et portent un « point rouge », et leur location est interdite par la loi depuis 2024. La liste complète est publique et consultable par adresse. Un immeuble classique du siècle dernier sans attestation de renforcement n’est pas une « occasion », c’est un engagement.
La carte de l’investissement se partage entre le nord haut de gamme, Pipera et sa tech (avec ses problèmes d’infrastructure documentés), et les immenses quartiers d’entrée de gamme près du métro, là où logent les rendements. Les chiffres ci-dessous, comme toujours, avec leurs sources et leurs dates.