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Immobilier à Bucarest

Convention fiscale avec Israël : ouiToutes les données sur Roumanie

Les données de cette page ont été vérifiées le 8/8/2026

Bucarest est revenue sur la carte des investissements israéliens par la grande porte : début 2026, elle a dépassé Cluj et est devenue la ville la plus chère de Roumanie, et pourtant, à environ 2 200 € le m² en moyenne, elle reste l’une des capitales les moins chères de l’Union européenne, avec les rendements les plus élevés que nous ayons étudiés en Europe (de 5 % à 6 % brut, et davantage dans les quartiers d’entrée de gamme). Des promoteurs israéliens, d’AFI au groupe Hagag, y sont actifs pour des centaines de millions d’euros, et les vols depuis Ben Gourion sont quotidiens.

Mais Bucarest impose une vérification préalable qu’aucune autre ville de ces pages ne connaît, et elle prime sur toute considération de rendement : les séismes. Le tremblement de terre de 1977 a tué ici environ 1 400 personnes, des centaines d’immeubles du centre sont officiellement classés en risque de niveau I et portent un « point rouge », et leur location est interdite par la loi depuis 2024. La liste complète est publique et consultable par adresse. Un immeuble classique du siècle dernier sans attestation de renforcement n’est pas une « occasion », c’est un engagement.

La carte de l’investissement se partage entre le nord haut de gamme, Pipera et sa tech (avec ses problèmes d’infrastructure documentés), et les immenses quartiers d’entrée de gamme près du métro, là où logent les rendements. Les chiffres ci-dessous, comme toujours, avec leurs sources et leurs dates.

Les chiffres

Chaque ligne avec sa source et sa date. Les données de portails et d’agences sont signalées comme telles ; les données non vérifiées ne sont pas affichées.

Prix moyen dans la ville2 204 € le m² (+16,6 % en 2025), la ville la plus chère de Roumanie depuis 2/2026Global Property Guide / imobiliare.ro · à jour au 2026-02
Rendements brutsde 5 % à 6 % typiquement ; un studio à Titan ou à Militari ~5,9 %, parmi les plus élevés d’EuropeAgrégats imobiliare / GPG (données de portail) · à jour au 2026
Le risque sismique878 immeubles en risque de niveau I (« point rouge ») et environ 1 500 autres dans des catégories d’urgence ; la location d’un niveau I est interdite par la loi depuis 2024AMCCRS (la liste officielle, publique) / articles de presse · à jour au 2025
Vols directs depuis Ben GourionEl Al (13 par semaine), Wizz, TAROM et d’autres, ~2,5 heuresFlightsFrom, tableaux des vols · à jour au 2026

Les quartiers de Bucarest

Quartier ou secteurPrix (affichés)Profil d’investissement
Le nord haut de gamme3 000 à 7 000 €/m²Valeur · Entreprises
Pipera et le pôle tech du nordvérifier l’adresseConstruction neuve · Tech
Le centre et la vieille villevérification AMCCRSPrudence sismique
La ceinture du budget1 650 à 2 250 €/m²Trésorerie · Métro

Le nord haut de gamme : Primăverii, Aviatorilor, Floreasca et Dorobanți

Le quartier diplomatique et d’affaires autour du parc Herăstrău : villas d’ambassades, petites tours de standing et les prix les plus élevés de Roumanie. Un marché de capitaux locaux et d’entreprises, où l’écart de loyer avec le reste de la ville est le plus important du pays, mais les prix aussi, de sorte que le rendement converge vers la moyenne. Une adresse pour la préservation de valeur et pour le locataire d’entreprise.

Prix affichés : Primăverii ~4 600 € ; Aviatorilor ~4 900 € ; l’ensemble du secteur de 3 000 € à plus de 7 000 € le m²imobiliare.ro via des agrégats (prix affichés) · à jour au 2026-06

Pipera et le pôle tech du nord

Le pôle des bureaux et de la construction neuve : c’est ici que se dressent les tours de la tech, et ici aussi que construisent des promoteurs israéliens (H Pipera Lake, du groupe Hagag). La demande locative des salariés est réelle ; le problème est bien documenté : des infrastructures qui courent derrière la construction, des rues sans drainage et des voies à file unique qui souffrent d’une congestion chronique. Un appartement neuf et rutilant sur une rue saturée offre une expérience locative médiocre. Vérifiez l’adresse précise, pas le programme.

Le centre et la vieille ville

Le charme, et la mine : Lipscani et les rues classiques regorgent d’immeubles d’apparat des siècles passés, dont certains portent le point rouge ou attendent leur classement. Depuis 2024, la location d’un immeuble en risque de niveau I est interdite par la loi, ce qui fait d’une « pièce classique au prix d’une occasion » un non-actif tant qu’il n’est pas renforcé. La règle : vérifier l’adresse dans la liste AMCCRS avant de tomber amoureux, et privilégier les bâtiments renforcés ou construits après 1977.

La ceinture du budget : Titan, Militari, Berceni

Les immenses quartiers de la Bucarest socialiste, doublés d’une construction neuve de masse : les prix d’entrée les plus bas de la ville, l’accès au métro et d’énormes viviers de locataires. C’est ici que se mesurent les rendements les plus élevés (un studio autour de 5,9 % brut), et la construction neuve contourne le problème du classement sismique du parc ancien. Le revers : un produit uniforme, une concurrence d’offre permanente et une prime de revente future limitée.

Prix affichés : de 1 650 € à 2 250 € le m² ; studio ~5,9 % brut en modélisationimobiliare.ro via des agrégats (prix affichés) · à jour au 2026-06

Ce que l’on achète à Bucarest, par budget

~75 000 €

Un studio neuf à Titan, à Militari ou à Berceni près du métro : les meilleurs rendements que nous ayons étudiés en Europe.

~130 000 €

Un deux-pièces neuf dans le nord (Pipera ou Aviației) : le locataire de la tech, après vérification de la rue précise.

250 000 € et plus

Floreasca, Dorobanți et le nord haut de gamme : les biens de valeur de la capitale.

Des ordres de grandeur pour se repérer, établis sur les prix affichés et datés de cette page. Ce n’est pas une offre de prix.

Le marché locatif à Bucarest

Le marché locatif de Bucarest bénéficie d’un large public de locataires, salariés de la tech et des services, étudiants et jeunes actifs, et d’un écart profond entre le nord et le sud : le loyer du nord haut de gamme dépasse de plus de 60 % celui du sud d’entrée de gamme. Un studio moyen se loue autour de 1 940 lei par mois, et un deux-pièces neuf du nord de 700 € à 850 €.

Les rendements, de 5 % à 6 % brut et davantage, sont le vrai titre de Bucarest, surtout combinés à l’impôt roumain sur les loyers, effectivement de 8 % du brut (le plus bas que nous ayons étudié en Europe ; les détails figurent sur la page Roumanie). Les réserves : le loyer est libellé en lei ou indexé sur l’euro, soit une double exposition de change, et la ville est entrée dans deux années de travaux d’infrastructure étendus selon l’annonce du maire, une amélioration à venir mais des maux de tête au présent.

Loyer mensuel : Studio ~1 940 lei (+5 % à 7 % sur un an) ; deux-pièces neuf dans le nord de 700 € à 850 €Agrégats imobiliare (données d’annonces) · à jour au 2026

Sur les loyers perçus à Bucarest, l’impôt est dû en Roumanie et en Israël : le régime de 15 % sur le revenu brut, ou le barème progressif sur le bénéfice net. Calculez les deux régimes dans le simulateur → Le détail complet de la fiscalité et du processus d’achat se trouve sur la page Roumanie.

Une opération type : Studio neuf à Titan, près du métro

Une illustration chiffrée, rien de plus, bâtie sur les données datées de cette page (Loyer moyen d’un studio et prix de la ceinture du budget de cette page · à jour au 2026), à travers les deux régimes d’imposition israéliens, côte à côte.

Le bien et le revenu

Prix d’achat
75 000 €
Loyer annuel brut
4 680 €
Rendement brut
6,2 %
Charges d’exploitation (hypothèse : 15 % du loyer)
702 €
Impôt dans le pays de destination
374 €

Les deux régimes israéliens (en shekels, taux de conversion illustratif 4)

Régime de 15 %Barème progressif (31 %)
Impôt en Israël2 808 ₪3 435 ₪
Revenu net annuel (tout compris)11 606 ₪10 979 ₪
Rendement net3,9 %3,7 %
Ouvrir ce scénario dans le simulateur et modifier chaque chiffre →

Hypothèses : un taux de conversion purement illustratif (modifiable dans le simulateur), un taux marginal de 31 % par défaut, sans surtaxe sur les hauts revenus et sans amortissement. Il ne s’agit ni d’une prévision ni d’un conseil.

La liste de contrôle avant d’acheter à Bucarest

  • Pour tout immeuble antérieur à 1978 : vérifier l’adresse dans la liste publique du risque sismique (AMCCRS), le niveau I étant interdit à la location par la loi.
  • Préférer le parc postérieur à 1977 (et de préférence postérieur à 1990) ou un bâtiment renforcé et documenté, avec l’avis d’un ingénieur dans le centre.
  • Sur plan : quel taux de TVA s’applique à votre contrat, 21 % ou la disposition transitoire à 9 % (jusqu’en 7/2026).
  • À Pipera : vérifier la rue et non le programme, les infrastructures et la congestion sont affaire d’adresse.
  • Maison individuelle ou terrain : uniquement via une société roumaine (SRL) ; un appartement s’achète librement.
  • Chiffrer l’exposition au leu (RON) sur les loyers et les charges.

Risques et points de vigilance : Bucarest

  • La sismicité avant tout : un immeuble en risque de niveau I est interdit à la location depuis 2024, et des centaines d’immeubles du centre sont classés ou attendent leur classement. Vérifier l’adresse dans la liste publique AMCCRS est la première étape de toute transaction dans l’ancien, avec une préférence structurelle pour le parc postérieur à 1977.
  • Pipera : une demande réelle sur une infrastructure insuffisante, congestion et rues inachevées documentées ; c’est l’adresse précise qui décide.
  • La TVA sur un logement neuf est passée à 21 % en 8/2025 (voir la page Roumanie), ce qui change l’économie d’une vente sur plan signée aujourd’hui.
  • Deux années de travaux d’infrastructure municipaux annoncés : des perturbations à court terme.
  • Un loyer en lei : une troisième exposition de change (₪, €, RON) qui doit entrer dans le calcul.

Pour une liste de signaux d’alerte généraux, voyez le guide de protection contre les fraudes.

Les informations de cette page sont d’ordre général et ne constituent ni un conseil en investissement, ni un conseil fiscal ou juridique, ni une offre ou une commercialisation d’investissements au sens de la loi. Diraly ne détient aucun stock de biens à l’étranger, n’est pas intermédiaire et ne commercialise pas de biens. Une offre au public d’investissement collectif dans l’immobilier (fonds ou programme) peut être qualifiée d’offre de valeurs mobilières soumise à prospectus : méfiez-vous des promesses de « rendement garanti ». Les taux d’imposition, les frais et les seuils de visa sont mis à jour fréquemment et ne valent qu’à la date indiquée à côté de chaque donnée. Avant toute transaction, consultez un conseiller fiscal agréé en Israël et un avocat local dans le pays de destination.

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Bon à savoir

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le « point rouge » et comment vérifier un immeuble à Bucarest ?
C’est un classement officiel du risque sismique : les immeubles expertisés et classés en risque de niveau I, ceux qui devraient être gravement endommagés par un séisme de l’ordre de celui de 1977, sont tenus de porter un « point rouge » en façade, et depuis 2024 il est interdit par la loi de les louer, en courte comme en longue durée. La liste complète, portant sur les milliers d’immeubles expertisés, est publiée par l’autorité municipale (AMCCRS) et se consulte par adresse. La règle de travail : tout immeuble construit avant 1978 se vérifie dans la liste avant toute offre ; « ne figure pas dans la liste » pour un immeuble ancien signifie le plus souvent « pas encore expertisé », pas « sûr ».
Où trouve-t-on le meilleur rendement à Bucarest ?
Dans la ceinture du budget, près du métro : un studio à Titan ou à Militari affiche environ 5,9 % brut dans les modélisations récentes, parmi les chiffres les plus élevés d’Europe, sur des prix d’entrée de 1 650 € à 2 250 € le m², avec un vivier de locataires immense et un impôt sur les loyers effectivement de 8 %. Ce à quoi l’on renonce : le prestige de l’emplacement, la prime de valorisation et la différenciation du produit. Le nord haut de gamme et Pipera offrent un locataire de meilleure qualité et un rendement plus faible, la répartition classique entre trésorerie et valeur.
Le centre historique de Bucarest est-il dangereux pour un investissement ?
Il est dangereux pour un investissement aveugle. Le charme est réel et les prix sont tentants, mais c’est exactement le secteur où se concentrent les immeubles classés à risque, y compris ceux dont la location est totalement interdite, et le coût d’un vrai renforcement parasismique relève d’un projet d’ingénierie, pas d’une rénovation. Une bonne opération dans le centre porte soit sur un immeuble renforcé et documenté, soit sur un bâtiment expertisé et hors des catégories de risque, avec l’avis d’un ingénieur mandaté par vous. Tout le reste revient à acheter un engagement dans une enveloppe de nostalgie.