L'acquisition de 520 dounams par Gary Barnett à Rehavia et Talbieh, à Jérusalem, pour environ 750 millions de ₪, se heurte à une incertitude : le bail du KKL court jusqu'en 2051-2052 et le Patriarcat grec intervient devant la Cour suprême.
En bref
- Acquisition de 520 dounams à Rehavia et Talbieh en 2023 pour environ 750 millions de ₪
- Le bail du KKL accordé par le Patriarcat grec s'achève en 2051-2052
- La valeur des biens de la zone a baissé de plusieurs dizaines de pour cent à cause de l'incertitude
- Une requête d'habitants devant la Cour suprême demande la prolongation du bail
En 2023, une société du milliardaire Gary Barnett a acquis environ 520 dounams dans les quartiers de Rehavia (רחביה) et Talbieh (טלביה) à Jérusalem, pour environ 750 millions de ₪. Le terrain compte environ 900 logements et des institutions majeures, dont la Grande Synagogue, des parties du Musée d'Israël et trois hôtels de luxe.
La complexité tient au statut du terrain. Le Patriarcat grec orthodoxe, propriétaire d'origine, l'a loué en 1952 au Keren Kayemet LeIsrael (KKL) par un long bail qui s'achève en 2051-2052. Gary Barnett a hérité de ce régime de bail lors de l'achat. Dans une déclaration déposée récemment devant la Cour suprême, le Patriarcat écrit qu'il n'a aucun doute que le KKL exercera l'option et prolongera les baux, comme il l'a déclaré.
Selon le reportage, la valeur des biens de la zone a chuté de plusieurs dizaines de pour cent en raison de l'incertitude sur la propriété après 2051. Le KKL verse environ 30 000 dollars par an selon les termes du bail, une somme symbolique au regard de la valeur du terrain. Une requête d'habitants déposée devant la Cour suprême en juillet 2025 demande la prolongation du bail, et met en doute la rentabilité de l'immense investissement de Barnett.
Pour les acheteurs à Jérusalem, cette affaire montre combien il est important de vérifier le statut du terrain avant d'acheter : le bien est-il en pleine propriété ou en bail, et quand le bail se termine-t-il. Un bail de plusieurs dizaines d'années influe sur le financement, le prix et la possibilité de revendre. Les achats neufs auprès d'un promoteur à Rehavia ne sont pas directement touchés pour l'instant, mais un litige de cette ampleur peut avoir des effets sur la rénovation urbaine et sur l'offre de logements neufs dans la ville. À titre de comparaison, le prix moyen d'un 4 pièces à Jérusalem s'élevait au premier trimestre 2026 à environ 2,88 millions de ₪ selon les données de transactions, en baisse annuelle de 9,8 %, et Diraly recense 31 nouveaux projets actifs dans la ville.


