Les données du Bureau central des statistiques (CBS) pour juillet 2026 indiquent une baisse marquée de 16 % du total des transactions et de 22 % pour les appartements neufs, y compris dans un contexte de campagnes de remises. Le stock invendu chez les promoteurs repart à la hausse, ce qui a des implications concrètes pour les acquéreurs.
En bref
- En juillet 2026, 7 598 logements seulement ont été vendus, soit une baisse de 16 % par rapport à juin.
- Les ventes d'appartements neufs ont chuté de 22 %, y compris dans un contexte de larges campagnes de remises.
- Le stock invendu chez les promoteurs repart à la hausse, ce qui renforce le pouvoir de négociation de l'acquéreur.
- Les projets avec un stock important sont ceux où il est possible de négocier au-delà du prix affiché.
Les données du CBS pour juillet 2026 présentent un tableau préoccupant pour le secteur de la construction : 7 598 logements seulement ont été vendus ce mois-ci, soit une baisse de 16 % par rapport à juin. La chute est encore plus marquée sur le marché des appartements neufs (achat sur plan), où une baisse de 22 % a été enregistrée. Ce chiffre est particulièrement notable au regard du fait que les campagnes de remises des promoteurs sont à leur apogée - et qu'elles ne parviennent pourtant pas à convaincre les acquéreurs de signer.
Quand les remises ne génèrent pas de transactions
Une baisse aussi prononcée du volume des transactions, conjuguée à de larges campagnes de vente, signale un problème qui ne se réduit pas à la seule question du prix. Lorsqu'une baisse de prix ne suffit pas à conclure une transaction, les raisons tiennent généralement à des facteurs tels que l'incertitude économique, les difficultés de financement et d'accès au prêt immobilier, ou l'anticipation par les acquéreurs potentiels d'une poursuite de la baisse des prix. Chacun de ces facteurs produit un type de "gel" différent sur le marché, et chacun a des implications distinctes sur l'orientation des prix à moyen terme.
Le stock repart à la hausse - et pourquoi c'est important
L'évolution la plus significative dans les données de juillet est le retour à la hausse du stock invendu. Lorsque les promoteurs vendent moins qu'ils n'achèvent de construire, les logements s'accumulent. Un stock croissant constitue généralement un levier favorable à l'acquéreur : il accroît la pression sur le promoteur pour conclure des transactions et réduit son pouvoir de négociation face à l'acheteur. Comme on peut le constater dans les campagnes de vente du deuxième trimestre, certains promoteurs se trouvent déjà sous une pression de stock réelle et sont prêts à une flexibilité qui n'aurait pas semblé envisageable il y a un an.
Ce que cela signifie pour l'acquéreur d'un appartement neuf
Celui qui envisage l'achat d'un appartement neuf dans les prochains mois se trouve à un moment qui justifie une pause et un examen attentif. D'un côté, un stock croissant et des ventes faibles signifient que le promoteur a besoin de transactions - ce qui améliore la position de négociation de l'acquéreur non seulement sur le prix, mais aussi sur les conditions de paiement, la date de livraison et les spécifications du logement. De l'autre, une baisse marquée de la demande peut indiquer que le marché n'a pas encore trouvé son équilibre, et celui qui se hâte de signer risque de constater que les conditions s'amélioreront encore dans les mois à venir.
Sur le plan pratique : les projets dans lesquels il reste un stock important et dont la commercialisation se prolonge au-delà des prévisions sont ceux où le pouvoir de négociation de l'acquéreur est le plus élevé. Il est utile de vérifier le rythme des ventes dans le projet concerné et de ne pas se contenter du fait que le promoteur propose une offre promotionnelle - parfois cette offre n'est que le point de départ de la négociation, et non son aboutissement.




