Le rapport de l'Institut Alrov présente une baisse de prix modérée mais régulière : un appartement de 4 pièces coûte environ 2,3 % de moins que l'année précédente. Cette tendance s'ajoute à des données de marché plus larges et modifie les conditions de négociation en faveur de l'acheteur.
En bref
- Le prix moyen d'un appartement de 4 pièces a baissé d'environ 2,3 % sur un an selon l'Institut Alrov.
- La baisse se poursuit depuis plusieurs trimestres et reflète une tendance, non un événement ponctuel.
- Le stock d'appartements invendus augmente et la pression commerciale sur les promoteurs s'intensifie.
- L'acheteur peut tirer parti de la situation pour négocier sur le prix et les conditions.
Les données du deuxième trimestre 2026 de l'Institut Alrov confirment ce que certains acheteurs ressentent déjà sur le terrain : les prix de l'immobilier en Israël continuent de reculer, lentement mais régulièrement. Le prix moyen d'un appartement de 4 pièces a baissé d'environ 0,3 % par rapport au premier trimestre de l'année, et d'environ 2,3 % par rapport à la période équivalente de l'année précédente.
Une baisse modérée, mais une tendance claire
Quelques points de pourcentage peuvent sembler peu significatifs, mais il est important de comprendre le contexte : il ne s'agit pas d'un mouvement ponctuel, mais de la continuation d'un processus qui dure depuis plusieurs trimestres. Une baisse annuelle de 2,3 % sur un appartement de 4 pièces, dont le prix moyen se mesure en plusieurs millions de shekels, se traduit concrètement par des dizaines de milliers de shekels. En ajoutant à cela les données sur le marché des appartements neufs (achat sur plan), où les prix ont reculé à des taux similaires selon les données du Bureau central des statistiques pour 2025, on obtient l'image d'un marché qui perd de la hauteur progressivement, sans brutalité.
Ce qui explique la baisse
Le côté offre continue de croître. Comme nous l'avons rapporté à propos des écarts entre l'offre et la demande en 2025, le rythme des mises en chantier est resté élevé tandis que le volume des transactions se réduit. Le stock d'invendus chez les promoteurs augmente, et la chute des ventes en juillet 2026 souligne la difficulté des promoteurs à trouver des acheteurs, même lorsqu'ils proposent des remises. Quand l'offre augmente et que la demande se contracte, la pression sur les prix s'exerce à la baisse - et c'est précisément ce que montrent les données.
Ce que cela signifie pour l'acheteur d'un appartement neuf (achat sur plan)
Pour ceux qui se trouvent actuellement dans un processus d'achat, ces données fournissent un appui dans les discussions avec le promoteur. Lorsque les prix du marché baissent de manière mesurable et que le stock d'appartements invendus augmente, le promoteur se trouve sous une pression réelle. La conséquence pratique : il y a de la place pour négocier non seulement sur le prix de l'appartement lui-même, mais aussi sur les conditions de paiement, la date de livraison et les spécifications de finition.
Il est important de préciser que la baisse est modérée et qu'il ne s'agit pas d'un effondrement des prix. Ceux qui attendent une correction brutale à court terme risquent d'être déçus. Cela dit, la direction est claire, et un acheteur qui se presse de conclure sans examiner les alternatives et sans mener de négociation passe à côté d'une opportunité réelle que le marché lui offre actuellement.




