Budapest est vendue aux Israéliens depuis deux décennies au moyen de la même carte : le quartier juif, des escaliers de marbre et des rendements Airbnb. Cette carte a besoin d’une mise à jour de fond : le 6e arrondissement a totalement interdit la location touristique depuis le début de 2026, après un référendum local validé par la Cour suprême, le 7e arrondissement, le quartier juif lui-même, a de fait fermé la porte aux nouvelles licences depuis l’automne 2025, et un moratoire sur les nouvelles inscriptions s’applique dans toute la ville au moins jusqu’à fin 2026. La Budapest d’aujourd’hui est une opération de location longue durée.
Et que reste-t-il ? Une capitale européenne avec des prix d’environ 3 400 € le m² en moyenne (la moitié de Lisbonne), une communauté juive vivante autour du triangle des synagogues, des milliers d’étudiants israéliens en médecine, et des quartiers en renouvellement, Corvin dans le 8e, la bande du Danube dans le 13e, où l’économie converge encore. Les rendements sont modestes (une moyenne nationale d’environ 4,7 % brut) et la monnaie est volatile : c’est une opération d’Europe à prix accessible, pas une opération de rendement.
Les prix ci-dessous sont des prix affichés issus de portails hongrois (libellés en forints, ce qui fait aussi partie de l’histoire), et les règles de l’autorisation d’achat pour un acquéreur étranger sont détaillées sur la page Hongrie.