Un pourvoi a été déposé auprès de la Cour suprême contre la décision du tribunal de district de Tel Aviv sur la surface minimale des logements dans les projets de renouvellement urbain. La décision devrait affecter des centaines de projets et des dizaines de milliers de logements en planification.
En bref
- Un pourvoi a été déposé auprès de la Cour suprême contre une décision faisant précédent sur la surface des logements dans le renouvellement urbain.
- La question centrale est de savoir si les promoteurs pourront commercialiser des logements d'environ 12 mètres carrés dans ces projets.
- L'incertitude juridique pourrait retarder les permis et reporter les dates de livraison dans les projets en phase de planification.
- Il est recommandé aux acheteurs ayant signé dans le renouvellement urbain de vérifier avec un avocat les clauses relatives aux changements réglementaires du contrat.
Un pourvoi a été déposé cette semaine auprès de la Cour suprême contre la décision du juge du tribunal de district de Tel Aviv, Gilad Hess, sur la question de la surface des logements dans les projets de renouvellement urbain. La décision d'origine est considérée comme un précédent, et sa portée pratique concerne la question de savoir si les promoteurs pourront continuer à commercialiser des logements de petite taille, d'environ 12 mètres carrés, dans le cadre de tels projets. Comme nous l'avons rapporté dans la décision du tribunal de district sur le renouvellement urbain, la décision finale pourrait modifier le modèle habituel d'ajout de surface dans le renouvellement urbain.
Un débat de fond, pas technique
Le débat juridique n'est pas purement technique. Il s'agit d'une question de fond sur l'équilibre entre la viabilité économique pour les promoteurs et l'intérêt public d'un logement abordable et d'une qualité de vie raisonnable. Ce type de pourvoi devant la Cour suprême peut durer de longs mois, et dans l'intervalle, la question reste dans une incertitude juridique.
Des répercussions déjà perceptibles sur le terrain
Les répercussions se font déjà sentir sur le terrain. À Tel Aviv-Jaffa seule, 65 nouveaux projets sur plan sont actuellement actifs dans la base de données Diraly, dont certains comprennent de petites unités destinées au marché de l'investissement ou au logement abordable. L'incertitude juridique pourrait retarder les permis dans les projets en phase de planification précoce, et reporter les dates de livraison. Ceci dans un marché où le prix moyen d'un appartement de 4 pièces à Tel Aviv-Jaffa s'élevait à environ 4 531 100 shekels au premier trimestre 2025, en baisse de 2,7 % en glissement annuel, un chiffre qui indique un marché qui n'est pas à l'abri des fluctuations, même en l'absence d'incertitude réglementaire.
Ce que l'acheteur devrait vérifier
Quiconque s'intéresse à un appartement dans un projet de renouvellement urbain, en particulier aux unités plus petites, doit savoir que la situation réglementaire n'a pas encore été tranchée. Il est possible que certains promoteurs choisissent de suspendre la commercialisation des petites unités jusqu'à la décision, afin d'éviter un risque juridique. À l'inverse, certains promoteurs pourraient proposer des incitations aux acheteurs qui concluent une transaction avant que la décision ne soit rendue, afin de garantir des revenus au projet.
Quiconque a déjà signé une transaction dans un projet de renouvellement urbain a intérêt à vérifier avec son avocat s'il existe des clauses contractuelles relatives aux changements réglementaires, et si la décision future pourrait affecter les prestations de l'appartement acheté. En attendant la décision de la Cour suprême, il convient d'agir avec prudence et de ne pas prendre de grandes décisions financières en se fondant sur l'hypothèse que l'état du droit restera tel qu'il est aujourd'hui.




