La Cour suprême a empêché l'Autorité foncière israélienne (RMI) de commercialiser 108 parcelles dans deux moshavim de la région du centre. Cette décision gèle une offre foncière qui devait arriver prochainement sur le marché.
En bref
- La Cour suprême a bloqué la commercialisation de 108 parcelles dans des moshavim de la région du centre.
- Le retard de commercialisation réduit l'offre d'appartements neufs dans les zones concernées à moyen terme.
- Les promoteurs qui prévoyaient de participer à l'appel d'offres devront attendre la fin de la procédure judiciaire.
- La concurrence entre projets existants n'augmentera pas en raison de cette commercialisation, ce qui affaiblit le pouvoir de négociation des acheteurs.
La RMI a tenté de commercialiser 108 parcelles dans deux moshavim de la région du centre, mais la Cour suprême a bloqué la procédure. Les détails de la requête ayant conduit à cette ordonnance ne sont pas entièrement connus, mais le résultat est clair : les terrains ne seront pas mis sur le marché prochainement.
Une quantité significative bloquée par la plus haute instance
Il s'agit d'une quantité de parcelles significative selon les critères de la commercialisation foncière publique. 108 parcelles peuvent produire des centaines d'unités de logement, selon les droits de construction fixés pour chaque parcelle. Le blocage de la procédure par la plus haute instance judiciaire indique qu'il s'agit d'une question juridique qui n'est pas mineure, et que son examen pourrait se prolonger.
Ce que cela signifie pour l'acheteur dans la région du centre
Pour les acheteurs d'un appartement neuf auprès d'un promoteur dans la région du centre, cela a une portée concrète. Tout retard dans la commercialisation foncière publique réduit le nombre de projets susceptibles de démarrer à moyen terme. Les promoteurs qui prévoyaient de participer à l'appel d'offres pour ces parcelles devront attendre l'issue de la procédure judiciaire avant de pouvoir passer à la planification et à la vente. En pratique, cela signifie que l'offre d'appartements neufs dans les zones concernées n'augmentera pas au rythme prévu, du moins pas dans l'année à venir.
Cette situation se reflète aussi dans l'activité actuelle du marché : קבוצת קרקעות ישראל אחזקות, l'un des acteurs actifs dans ce domaine, présente aujourd'hui un seul projet actif dans la base de données Diraly, un chiffre qui reflète la pénurie générale de nouveaux projets disponibles à l'achat dans la région du centre. Comme nous l'avons rapporté dans le ralentissement des appels d'offres de logement d'ici la fin de l'année, un ralentissement du rythme de commercialisation foncière est également perceptible au niveau des grands appels d'offres gouvernementaux.
Concurrence limitée, faible pouvoir de négociation
Ceux qui envisagent d'acheter un appartement neuf aux alentours de ces moshavim ont intérêt à tenir compte du fait que la concurrence entre les projets existants n'augmentera pas prochainement du fait de cette commercialisation, ce qui réduit le pouvoir de négociation face aux promoteurs actifs dans la région. En revanche, ceux qui sont prêts à attendre pourraient trouver des opportunités lorsque les parcelles seront finalement commercialisées, et la concurrence entre promoteurs pour les acheteurs pourrait alors s'améliorer.




