Le rapport du Contrôleur de l'État pointe des lacunes dans la supervision du marché des prêts immobiliers par la Banque d'Israël, notamment l'absence de mise à jour régulière des plafonds de crédit et une exposition croissante aux prêts à taux variable et aux offres promotionnelles des promoteurs.
En bref
- Le rapport du Contrôleur de l'État pointe des défaillances dans la supervision du marché des prêts immobiliers par la Banque d'Israël.
- Les plafonds de crédit n'ont pas été mis à jour de façon systématique, même lorsque les conditions du marché ont changé.
- La part des emprunteurs à taux variable a augmenté, accroissant l'exposition aux fluctuations du taux d'intérêt.
- Les offres promotionnelles des promoteurs, comme le « 20-80 », peuvent dissimuler le risque réel de la transaction.
Le rapport du Contrôleur de l'État publié en juin 2026 critique la manière dont la Banque d'Israël supervise le marché des prêts immobiliers en Israël. Selon le rapport, l'encours total des prêts immobiliers dans l'économie a bondi ces dernières années, mais les outils réglementaires dont dispose la banque centrale n'ont pas été mis à jour en fonction du niveau de risque actuel.
Trois défaillances principales ressortent du rapport. Premièrement, les plafonds de crédit, tels que le taux d'effort (ratio remboursement/revenu) et le ratio financement/valeur du bien, n'ont pas été réexaminés de façon systématique au fil des années, même lorsque les conditions du marché ont changé. Deuxièmement, la part des emprunteurs ayant opté pour des prêts à taux variable a augmenté, ce qui accroît l'exposition des ménages aux fluctuations du taux de la Banque d'Israël. Troisièmement, le rapport pointe les offres promotionnelles des promoteurs, telles que les formules de financement « 20-80 » et le report des paiements, comme un facteur qui masque le risque réel inhérent à la transaction et complique la supervision.
Qu'est-ce que cela signifie pour les acheteurs d'un appartement neuf auprès d'un promoteur ? Les offres de financement proposées par les promoteurs, notamment un paiement partiel seulement jusqu'à la livraison, semblent attractives, mais le rapport rappelle qu'elles peuvent dissimuler un coût réel plus élevé et reporter l'exposition au taux d'intérêt à une période où l'acheteur est déjà engagé dans la transaction et ne peut plus se rétracter. Un acheteur qui examine une offre de financement d'un promoteur doit vérifier ce qu'il advient des paiements reportés si le taux reste élevé au moment de la livraison. De plus, si la Banque d'Israël décide de mettre à jour les plafonds de crédit à la suite de cet audit, le ratio de financement autorisé pourrait se réduire, ce qui obligerait les acheteurs à apporter un apport personnel plus élevé pour leurs futures transactions. Il est conseillé d'évaluer sa capacité de remboursement non seulement au taux actuel, mais aussi dans un scénario où le taux variable augmente d'un à deux points de pourcentage.




