Une commission gouvernementale spéciale fait avancer la planification d'environ 27 000 appartements qui seront créés par la reconversion de surfaces de bureaux en usage résidentiel. Cette démarche pourrait accroître l'offre de logements neufs dans les prochaines années et influer sur les prix du marché.
En bref
- Une commission gouvernementale fait avancer la planification d'environ 27 000 appartements issus de la reconversion de surfaces de bureaux.
- La plupart de ces appartements n'atteindront pas le marché avant 2028 ou 2030, en raison de procédures d'urbanisme longues.
- L'effet sur les prix se fera sentir principalement dans le Gush Dan et le centre du pays, à moyen terme.
- Les acheteurs à court terme ne devraient pas constater de changement significatif dans leur pouvoir de négociation face au promoteur.
Une commission spéciale créée pour traiter la reconversion de surfaces de bureaux en usage résidentiel fait avancer la planification d'au moins 27 000 nouveaux appartements, répartis sur l'ensemble du pays. Il s'agit d'une tentative de valoriser des bâtiments existants qui ne sont pas pleinement utilisés, afin d'augmenter l'offre de logements.
Ce qui se cache derrière cette démarche
Le marché des bureaux en Israël a souffert ces dernières années d'un excédent de surfaces vacantes, notamment en raison de l'évolution des modes de travail. Des bâtiments construits à usage commercial et partiellement inoccupés sont devenus des cibles pour un changement de destination, un processus qui permet d'augmenter le parc de logements sans recourir à de nouveaux terrains. La commission centralise la planification de projets qui devront passer par des procédures d'approbation avant d'être réalisés dans les prochaines années.
Ce que cela signifie pour les acheteurs d'un appartement neuf (achat sur plan)
Environ 27 000 appartements représentent un apport d'offre significatif, mais il est important de comprendre l'écart entre planification et réalisation. Les projets de changement de destination impliquent des procédures d'urbanisme complexes - commissions locales et régionales, reconception de bâtiments existants, et parfois aussi la gestion d'oppositions. Ainsi, même si la commission fait avancer la planification dès à présent, une part importante de ces appartements n'atteindra pas le marché avant 2028 ou 2030.
Ceux qui envisagent un achat à court terme, dans un à deux ans, ne devraient pas ressentir l'effet de cette démarche sur les prix. En revanche, les acheteurs qui peuvent assouplir leur calendrier et attendre que les projets arrivent à maturité pourraient se retrouver face à un marché plus concurrentiel, ce qui jouera en leur faveur dans la négociation avec le promoteur.
Sur le plan géographique, la concentration des projets devrait se situer dans les zones de forte demande où existent des centres de bureaux - principalement le Gush Dan, Jérusalem et d'autres villes du centre du pays. Les acheteurs qui recherchent un appartement dans l'une de ces zones ont intérêt à suivre l'avancement des projets spécifiques, car une offre locale plus importante pourrait freiner les hausses de prix dans ces secteurs.
Les limites à garder à l'esprit
La reconversion de bureaux en logements n'est pas un processus simple sur le plan technique. Les bâtiments commerciaux ne sont pas toujours adaptés aux normes résidentielles sans rénovation importante, ce qui renchérit le projet et allonge les délais. Par ailleurs, une partie des projets dépend de l'accord des propriétaires et d'une viabilité économique qui varie selon les conditions du marché.
En définitive, il s'agit d'une orientation politique pertinente qui peut contribuer à l'offre à moyen terme, mais l'acheteur qui compterait sur ce facteur pour influencer le prix de son appartement dans l'année à venir risque d'être déçu.




