Les données du marché du crédit non bancaire indiquent une baisse de près de 20 % des ventes d'appartements par rapport à l'année précédente, ainsi que des difficultés de financement croissantes chez les promoteurs, un tableau qui renforce les estimations d'un ralentissement significatif du secteur.
En bref
- Les données du crédit non bancaire indiquent une baisse de près de 20 % des ventes d'appartements par rapport à l'année précédente.
- Les promoteurs font face à des difficultés de financement croissantes, ce qui accroît le pouvoir de négociation des acheteurs sur le prix et les conditions.
- Un promoteur en difficulté financière peut retarder les livraisons ; il est donc important de s'assurer d'une garantie bancaire du chantier et d'une garantie légale de vente valides.
- Le ralentissement permet aux acheteurs de prendre leur temps, de comparer les projets et d'évaluer la stabilité des promoteurs sans pression.
Le marché du crédit non bancaire, qui finance une part importante des projets petits et moyens du secteur de la construction, est devenu ces derniers mois une sorte de thermomètre de l'état de l'immobilier résidentiel. Les données qui en émergent sont préoccupantes : une baisse de près de 20 % des ventes d'appartements par rapport à la période correspondante de l'année précédente, ainsi qu'une aggravation des difficultés de financement rencontrées par les promoteurs.
Ces données sont significatives précisément parce qu'elles ne proviennent pas des grandes banques, qui ont tendance à publier leurs chiffres avec retard et prudence. Les organismes de crédit non bancaire sont exposés à la partie la plus sensible du marché, si bien que les évolutions de leur situation constituent parfois un indicateur précoce, avant même la publication des données officielles.
Que signifie cela pour l'acheteur d'un appartement neuf auprès d'un promoteur ? D'abord, le pouvoir de négociation de l'acheteur augmente. Lorsque les promoteurs ont des difficultés de financement et que les ventes ralentissent, la pression à vendre s'accentue, et il existe des cas où il est possible de négocier le prix, les prestations ou les modalités de paiement d'une manière qui n'était pas possible il y a un an ou deux. Cela est particulièrement vrai pour les projets qui n'ont pas encore atteint un taux de vente élevé.
Cela dit, il existe aussi un risque important à connaître : un promoteur en difficulté de financement est un promoteur susceptible de ralentir le rythme de construction, de repousser les livraisons ou, dans des cas extrêmes, de se heurter à des difficultés financières plus graves. Il est donc conseillé, avant de signer un contrat, de vérifier l'état de la garantie bancaire du chantier (livouy bankai) du projet et de s'assurer de l'existence d'une garantie légale de vente (loi sur la vente d'appartements) valide.
En termes de calendrier, le ralentissement actuel suggère qu'il n'y a pas d'urgence à conclure une transaction « avant qu'il ne soit trop tard ». Quiconque est en phase d'évaluation peut prendre son temps, comparer les projets et bien vérifier la stabilité du promoteur, sans craindre que l'appartement ne soit vendu sous ses yeux en quelques heures.




