Malgré des baisses de prix initiales sur le marché du logement, les promoteurs restent loin du point où les acheteurs reviendraient massivement sur le marché. Le taux d'intérêt élevé sur les prêts immobiliers continue d'éroder le pouvoir d'achat et d'éloigner les acheteurs potentiels.
En bref
- Une baisse d'environ 1 % des prix ne suffit pas à ramener la demande sur le marché.
- Les taux élevés des prêts immobiliers réduisent le pouvoir d'achat et éloignent les acheteurs potentiels.
- Les offres de financement comme les formules 20/80 sont soumises à des conditions restrictives et ne sont pas accessibles à tous les acheteurs.
- Sur un marché où le promoteur a besoin de conclure, il vaut la peine de négocier plutôt que d'accepter le prix affiché.
Une analyse publiée récemment par כלכליסט met en évidence un écart important entre ce que les promoteurs proposent actuellement et ce qui serait nécessaire pour ramener la demande sur le marché des logements neufs. Une baisse mensuelle d'environ 1 % des prix, enregistrée récemment, ne suffit pas à combler l'écart qui s'est creusé entre les prix des appartements et la capacité de remboursement des ménages.
La raison principale est l'environnement des taux d'intérêt. Les taux des prêts immobiliers restent élevés, ce qui augmente la mensualité de remboursement et réduit la surface d'appartement qu'un acheteur moyen peut se permettre. Les offres de financement proposées par les promoteurs, comme les formules 20/80, sont elles aussi soumises à des conditions restrictives de la part des banques et ne sont pas toujours accessibles à l'ensemble des acheteurs.
Cela signifie que le marché se trouve actuellement dans une sorte de phase intermédiaire : les promoteurs commencent à s'orienter vers une baisse des prix, mais n'ont pas encore atteint le point d'équilibre où les acheteurs estimeraient la transaction suffisamment avantageuse pour conclure.
Qu'est-ce que cela signifie pour l'acheteur d'un appartement neuf auprès d'un promoteur ? Celui qui se trouve actuellement en phase d'examen d'un achat pourrait se trouver dans une position de négociation relativement favorable, mais il vaut mieux ne pas se précipiter. Si l'analyse est exacte et que les prix devraient continuer à baisser, attendre quelques mois pourrait permettre d'obtenir de meilleures conditions, tant sur le prix de l'appartement lui-même que sur les possibilités de financement que le promoteur sera prêt à proposer. À l'inverse, les acheteurs qui recherchent des projets spécifiques dans des villes à l'offre limitée risquent de découvrir que l'appartement qu'ils souhaitaient n'est plus disponible s'ils attendent. Règle simple : sur un marché où le promoteur a besoin de conclure des transactions, il vaut la peine de mener une véritable négociation plutôt que d'accepter le prix affiché comme une donnée fixe.




