L'indice du Bureau central des statistiques (CBS) pour les mois de mai-juin 2026 indique une hausse de seulement 0,1 % sur l'ensemble du marché, mais les appartements neufs ont progressé de 0,5 %. Jérusalem, le Nord et Haïfa enregistrent les plus fortes hausses, tandis que le Centre et Tel Aviv affichent des baisses dans un contexte de ralentissement des transactions.
En bref
- L'indice CBS de mai-juin 2026 affiche une hausse moyenne de seulement 0,1 %, mais les appartements neufs ont progressé de 0,5 %.
- Jérusalem, Haïfa et le Nord sont en hausse ; le Centre et Tel Aviv enregistrent de légères baisses dans un contexte de ralentissement des transactions.
- Dans les zones de prix en baisse, il existe une marge de négociation sur les avantages et les améliorations auprès du promoteur.
- Dans les zones en hausse, le temps joue moins en faveur de l'acheteur qui attend.
L'indice des prix des logements du Bureau central des statistiques (CBS) pour les mois de mai-juin 2026 dresse un tableau complexe : en moyenne nationale, les prix n'ont progressé que de 0,1 %, un taux à peine perceptible. Derrière cette moyenne se dissimulent toutefois des écarts géographiques significatifs qu'il est important de connaître pour toute personne engagée dans un processus d'achat.
Les appartements neufs se comportent différemment
Sur le marché des appartements neufs (achat sur plan), la hausse s'est établie à 0,5 %, soit cinq fois la moyenne générale. Cet écart n'est pas fortuit : les promoteurs continuent de fixer leurs prix en fonction des coûts de construction et de leurs anticipations futures, et non uniquement en fonction de ce qui se passe sur le marché de l'occasion. Lorsque les transactions ralentissent, les promoteurs préfèrent généralement maintenir leur prix affiché et proposer des avantages ponctuels - remise sur la place de parking, cuisine équipée, report de paiements - plutôt que de baisser le prix inscrit au contrat.
La segmentation régionale : qui monte, qui baisse
Les données révèlent des tendances opposées selon les régions. Jérusalem, le Nord et Haïfa ont enregistré des hausses de prix sur la période mesurée, tandis que le Centre du pays et Tel Aviv ont au contraire reculé. La baisse dans les zones de demande traditionnelles est vraisemblablement liée au gel du volume de transactions : lorsque moins d'appartements sont vendus, l'indice réagit en conséquence et reflète des prix de transactions conclues dans des conditions différentes.
L'appartement mentionné en titre - un appartement de 2,5 pièces vendu à 3 400 000 ₪ - illustre la réalité jérusalémite : dans la capitale, même les petits appartements atteignent des niveaux de prix qui étaient, il y a peu, réservés aux grands logements. Les données de transactions confortent ce tableau : le prix moyen d'un appartement de 4 pièces à Jérusalem s'établissait au premier trimestre 2025 à environ 2 975 700 ₪, avec une variation annuelle positive de 0,7 %. À Haïfa, en revanche, la moyenne pour un appartement de 4 pièces s'élevait à environ 1 731 900 ₪ au même trimestre, avec une variation annuelle de -0,9 % - un chiffre qui explique en partie pourquoi la hausse enregistrée par Haïfa dans le dernier indice est relativement surprenante.
Ce que cela signifie pour l'acheteur d'un appartement neuf
La segmentation entre régions crée une opportunité de réévaluation des priorités. Dans les zones où le Centre du pays et Tel Aviv affichent une baisse - même mineure - il est possible de négocier plus directement avec le promoteur : demander des améliorations du niveau de finition, une flexibilité dans le calendrier de paiements, ou une remise sur la place de parking et le local de stockage. Les promoteurs qui détiennent un stock invendu dans ces zones sont soumis à une pression plus forte pour conclure des transactions avant la fin du trimestre.
En revanche, celui qui vise les régions du Nord, Haïfa ou Jérusalem - où les prix progressent - doit comprendre que son pouvoir de négociation est plus limité, et que l'attente ne joue pas nécessairement en sa faveur. À Jérusalem seule, 30 nouveaux projets sont actuellement actifs dans la base de données Diraly, et 12 à Haïfa - une offre qui paraît large, mais lorsque la demande se maintient et que les prix de base sont élevés, le pouvoir d'achat de l'acquéreur s'érode progressivement. Des facteurs structurels continuent de soutenir une pression à la hausse sur le long terme, en particulier dans les zones où le développement de nouveaux projets est limité.
Une hausse de 0,1 % sur un mois ne constitue pas une tendance, mais la segmentation géographique que révèle l'indice, elle, en est une.




