Cinq baisses de taux successives ont ramené le taux prime à environ 5 % et relancé le marché des prêts immobiliers, mais des experts avertissent que les offres de financement des promoteurs et la hausse du volume des livraisons pourraient masquer des risques de crédit croissants pour les ménages.
En bref
- Cinq baisses de taux ont ramené le taux prime à environ 5 % et relancé le marché des prêts immobiliers.
- Les offres de financement des promoteurs pourraient masquer un coût réel plus élevé de l'appartement.
- La hausse attendue des livraisons à partir de 2026 pourrait augmenter le pouvoir de négociation des acheteurs.
- Quiconque contracte un prêt garanti par un bien existant doit calculer l'ensemble de la dette combinée.
Le marché des prêts immobiliers en Israël connaît une reprise. Cinq baisses de taux consécutives ont ramené le taux prime à environ 5 %, ce qui a réduit la mensualité et relancé la demande d'achat de logements. Parallèlement, la Banque d'Israël a élargi la possibilité de contracter des prêts à usage libre garantis par une hypothèque sur un bien, jusqu'à hauteur de 70 % de sa valeur, une mesure qui augmente la flexibilité financière des ménages mais aussi leur exposition à la dette.
Le problème, selon l'analyse publiée par Calcalist, ne réside pas nécessairement dans ce qui est visible en surface. La demande croissante rencontre un marché où les promoteurs proposent des offres de financement de plus en plus agressives, parfois à des conditions qui masquent le coût réel de l'achat. Le volume des livraisons, qui devrait augmenter significativement à partir de 2026, ajoutera une pression supplémentaire sur les ménages ayant acheté à des conditions de financement qui ne sont pas nécessairement viables dans la durée.
Qu'est-ce que cela signifie pour l'acheteur d'un appartement neuf sur plan ? Premièrement, un taux plus bas représente une réelle opportunité de verrouiller des conditions de financement relativement bonnes, mais il convient d'examiner l'offre du promoteur par rapport aux offres des banques. Les formules « 20-80 » ou le report des paiements peuvent sembler attractifs, mais ils incluent parfois un prix d'appartement plus élevé qui compense l'avantage apparent. Deuxièmement, avec la hausse attendue du volume des livraisons, le pouvoir de négociation des acheteurs face aux promoteurs pourrait augmenter dans l'année ou les deux années à venir, en particulier dans les projets comportant des unités invendues. Troisièmement, quiconque prévoit de contracter un prêt garanti par un bien existant pour compléter son apport personnel doit calculer la dette totale combinée, et pas seulement le prêt immobilier sur le nouvel appartement.
L'environnement actuel est plus favorable que celui de 2023-2024, mais il invite aussi à prendre des risques plus importants. Un acheteur qui comprend la structure financière de la transaction, et pas seulement la mensualité, se trouve dans une bien meilleure position.




