L'Autorité foncière d'Israël fonctionne sans directeur permanent, et la société « Dira LeHaskir » (l'organisme public de logement locatif) attend toujours un nouveau directeur général. Résultat : seulement trois appels d'offres sont prévus pour le reste de 2026, dont un à Tira.
En bref
- L'Autorité foncière d'Israël et la société « Dira LeHaskir » fonctionnent sans directeurs permanents, ce qui entraîne une paralysie institutionnelle.
- Seulement trois appels d'offres de logements locatifs sont prévus pour le reste de 2025, dont un à Tira.
- Le ralentissement des appels d'offres réduit l'offre future de logements, en particulier en périphérie où le secteur privé est limité.
- La paralysie à l'Autorité foncière d'Israël pourrait aussi reporter les appels d'offres fonciers pour la construction classique et affecter les calendriers des promoteurs.
Le marché du logement locatif public se trouve dans une paralysie institutionnelle. L'Autorité foncière d'Israël fonctionne sans directeur permanent, et la société « Dira LeHaskir », l'organisme public censé promouvoir le logement locatif abordable, n'a pas encore nommé de nouveau directeur général. Dans ces conditions, le nombre d'appels d'offres prévus pour le reste de l'année s'élève à seulement trois, dont un est situé à Tira.
Ce chiffre n'est pas purement technique. Les appels d'offres de logements locatifs constituent un outil central pour accroître l'offre de logements, et un retard dans ce domaine affecte le rythme de construction des logements dans les années à venir. Lorsque l'État ralentit l'activité des appels d'offres, l'écart entre l'offre et la demande se creuse, et la pression sur les prix des logements neufs se maintient.
Ce que cela signifie pour l'acheteur d'un logement neuf
Quiconque hésite entre acheter et louer à court terme pourrait trouver moins d'options de location subventionnée sur le marché, ce qui accroît la pression à l'achat. Le ralentissement du lancement de nouveaux projets publics réduit l'offre future également dans les zones où les promoteurs privés sont moins actifs.
Cela est particulièrement marqué dans des villes comme Safed, où l'offre privée est déjà limitée : au moment de la rédaction de ces lignes, un seul nouveau projet est actif dans la ville dans la base de données Diraly. Les données de transactions révèlent un tableau complexe : le prix moyen d'un appartement de 4 pièces à Safed s'élevait au premier trimestre 2025 à environ 1 425 500 shekels, en baisse de 9,7 % en glissement annuel. Cette baisse des prix pourrait sembler une opportunité pour les acheteurs, mais elle survient dans un contexte d'offre de projets extrêmement limitée, ce qui complique la recherche d'un logement neuf sur plan même lorsque le prix est relativement avantageux. Dans une telle situation, la dépendance envers les programmes gouvernementaux pour accroître l'offre devient moins certaine, et les acheteurs envisageant un achat en périphérie pourraient se retrouver face à un marché particulièrement étroit.
Effet sur les appels d'offres fonciers et les calendriers
La paralysie institutionnelle à l'Autorité foncière d'Israël et à la société « Dira LeHaskir » pourrait aussi reporter les appels d'offres fonciers pour la construction classique, ce qui affecte les calendriers des promoteurs qui achètent des terrains auprès de l'État. Comme nous l'avons rapporté dans le gel de la commercialisation de terrains par l'Autorité foncière d'Israël, le gel de l'activité de l'autorité ne se limite pas au seul secteur locatif, et a des répercussions plus larges sur l'offre de terrains.
Ce qu'il convient de suivre
En définitive, quiconque prévoit un achat dans un délai d'un à deux ans a intérêt à suivre l'avancement des nominations à l'Autorité foncière d'Israël et à la société « Dira LeHaskir ». Une reprise plus rapide de l'activité des appels d'offres pourrait influer sur l'offre de logements et sur les prix des terrains dans les zones qu'il recherche, en particulier dans les villes de périphérie où le secteur privé ne comble pas le vide laissé par le secteur public.




