Une étude de l'institut Alrov révèle qu'en 2025, il fallait en moyenne 157 mois de revenus pour acheter un logement type, contre 90 mois en 2007. Ce chiffre indique une détérioration structurelle profonde de la capacité d'achat, y compris dans un contexte de certaines baisses de prix ces dernières années.
En bref
- Une étude de l'institut Alrov a révélé qu'en 2025, il faut 157 mois de salaire pour acheter un logement type, contre 90 en 2007.
- L'écart entre revenus et prix est devenu un problème structurel, et non une fluctuation cyclique qui se résorbe d'elle-même.
- Dans un contexte où la capacité d'achat s'érode, le pouvoir de négociation de l'acheteur face aux promoteurs pourrait augmenter.
- Ces conclusions pourraient alimenter des changements de politique et des programmes d'aide à suivre de près.
Une étude présentée récemment lors d'une conférence sur le logement par l'institut Alrov offre une image quantitative précise de l'ampleur de la crise du logement en Israël. Selon les données, en 2025, un couple moyen devait accumuler l'équivalent de 157 salaires mensuels pour acheter un logement type. En 2007, ce même indicateur s'élevait à seulement 90 mois. Il s'agit d'une augmentation de près de 75 % en moins de deux décennies, un écart qui ne s'est pas résorbé, même partiellement, malgré les baisses de prix enregistrées récemment.
Il est important de comprendre ce chiffre dans son contexte : une baisse des prix ne signifie pas nécessairement une amélioration de la capacité d'achat, tant que les revenus moyens n'augmentent pas au même rythme. L'étude démontre que l'écart entre le salaire et le prix d'un logement est devenu un problème structurel, et non une fluctuation cyclique qui se résorbe d'elle-même.
Pour les acheteurs d'un appartement neuf sur plan, ces données ont une portée pratique directe. Premièrement, sur un marché où la capacité d'achat du grand public s'érode, la demande effective, c'est-à-dire ceux qui peuvent réellement conclure une transaction, se réduit. Les promoteurs opérant sur des projets avec un stock d'appartements non vendus peuvent être plus ouverts à la négociation sur le prix, les conditions de paiement ou les formules de financement. Le pouvoir de négociation de l'acheteur augmente précisément dans un tel contexte.
Deuxièmement, la pression publique et ce type d'étude alimentent généralement des discussions réglementaires, sur l'augmentation de l'offre, les programmes d'aide gouvernementaux et les changements de politique. Un acheteur planifiant un achat dans un délai d'un à deux ans a intérêt à suivre les évolutions du programme Mehir LaMishtaken (prix subventionné pour primo-accédants) et des programmes similaires, qui pourraient évoluer en réponse à de telles conclusions.
Enfin, un environnement de financement où de nombreux acheteurs peinent à concrétiser un achat peut aussi affecter le rythme des ventes dans les nouveaux projets et les calendriers d'emménagement, un point qu'il convient de vérifier auprès du promoteur avant de signer.




