DIRALY
Politique du logement

43 % des gagnants du programme « appartement à prix réduit » ont revendu : que cela signifie-t-il pour le programme ?

Illustration
Illustration

Les données du ministère des Finances révèlent que près de la moitié des gagnants du programme « appartement à prix réduit » ont revendu leur appartement avec un profit considérable au lieu d'y habiter, ce qui soulève des questions sur l'efficacité du programme en tant que véritable solution de logement.

En bref

  • Environ 43 % des gagnants du programme « appartement à prix réduit » ont revendu leur appartement avec profit, selon les données du ministère des Finances.
  • Les appartements destinés à l'habitation sont devenus, dans les faits, un instrument d'investissement, sans que cela soit illégal.
  • Le gouvernement pourrait prolonger la période de restriction sur la revente ou modifier les critères d'éligibilité.
  • Un changement des conditions du programme pourrait accroître la demande sur le marché libre et rendre la négociation plus difficile face aux promoteurs.

Le programme « appartement à prix réduit » visait à permettre aux jeunes couples et aux familles d'acheter un appartement à un prix inférieur au marché, mais des données publiées par le ministère des Finances révèlent un écart important entre l'intention initiale et ce qui se passe réellement. Selon ces données, environ 43 % des gagnants du programme ont déjà revendu leur appartement, et beaucoup l'ont fait avec un profit élevé.

Cela signifie qu'une grande partie des appartements destinés à répondre à des besoins de logement sont devenus un instrument d'investissement. Les gagnants ont reçu un appartement à un prix inférieur au prix réel, puis, après la période d'attente requise, l'ont revendu sur le marché libre, réalisant l'écart sous forme de profit. Ce phénomène n'est pas illégal, mais il souligne que le programme n'atteint pas toujours les personnes qui ont réellement besoin d'une solution de logement à long terme.

Sur le plan des politiques publiques, ces données pourraient entraîner des changements dans les conditions du programme, comme un allongement de la période de restriction sur la revente ou une redéfinition des critères d'éligibilité. Les gouvernements qui identifient une telle défaillance ont tendance à corriger les règles, ce qui pourrait modifier l'intérêt de participer à de futurs tirages au sort.

Que cela signifie-t-il pour les acheteurs d'un appartement neuf auprès d'un promoteur ? Premièrement, ces données confirment que les appartements neufs situés dans des zones recherchées conservent leur valeur, voire l'augmentent avec le temps, même lorsqu'ils ont été achetés à prix réduit. Deuxièmement, si le gouvernement décide de restreindre le programme « appartement à prix réduit » ou d'en modifier les conditions, une partie de la demande aujourd'hui orientée vers le programme pourrait se reporter sur le marché libre, ce qui accroîtrait la concurrence pour les appartements neufs auprès de promoteurs et rendrait la négociation plus difficile face aux promoteurs. Les acheteurs qui envisagent aujourd'hui un achat sur le marché libre ont intérêt à suivre les développements réglementaires, car un changement du programme pourrait influencer les niveaux de demande et les prix dans les nouveaux quartiers à court terme.

Articles liés

Politique du logement

La Cour suprême : les promoteurs du programme Mehir LaMishtaken n'obtiendront pas de remboursement sur les taxes de permis de construire

La Cour suprême a établi qu'un promoteur ayant remporté un appel d'offres dans le cadre du programme Mehir LaMishtaken (prix subventionné pour primo-accédants) à Beer-Sheva n'a pas droit au remboursement de la moitié des taxes de permis de construire qu'il a acquittées. Cette décision épargne aux municipalités du pays des remboursements se chiffrant à des centaines de millions de shekels.

Politique du logement

Les bénéficiaires du programme "Dira BeHanaha" pourront vendre dès la remise des clés

Le gouvernement modifie les règles du programme "Dira BeHanaha" et permet aux bénéficiaires tirés au sort de vendre leur appartement dès la remise des clés, sans période d'attente. Ce changement devrait influencer le comportement des acquéreurs et l'offre de logements sur le marché.

Politique du logement

L'administration fiscale envisage de réduire les exonérations : ce que cela signifie pour les investisseurs immobiliers et le marché locatif

L'administration fiscale examine la suppression ou le durcissement d'exonérations et d'allègements fiscaux dans le domaine de l'immobilier, dont l'obligation de déclaration pour l'exonération de TVA sur les revenus locatifs. Cette mesure pourrait modifier la rentabilité de l'investissement locatif et influer sur l'offre de logements sur le marché.

Politique du logement

Une modification de la répartition du prêt dans le programme Mehir LaMishtaken a coûté 15 millions de shekels au promoteur - ce que cela signifie pour les acquéreurs

Le projet שובל טוב רמות à Jérusalem, relevant du programme Mehir LaMishtaken (prix subventionné pour primo-accédants), a obtenu l'autorisation d'augmenter de 20 % la part du marché libre, mais cette modification a entraîné une taxe de valorisation (היטל השבחה) d'environ 15,8 millions ₪ - soit près de 50 fois le montant anticipé par le promoteur.