Des promoteurs et des développeurs ont sollicité le ministère des Finances et le ministère de la Construction avec une proposition visant à louer des dizaines de milliers de logements neufs invendus plutôt que d'en baisser les prix, en contrepartie d'allègements fiscaux significatifs.
En bref
- Environ 84 000 logements neufs restent aujourd'hui sans acheteurs sur le marché actuel.
- Des promoteurs ont proposé au gouvernement de louer les logements en échange d'allègements fiscaux, plutôt que de baisser les prix.
- Tant que la proposition n'est pas approuvée, les promoteurs sont sous pression et les acheteurs peuvent négocier.
- L'approbation de la proposition pourrait réduire l'offre à la vente et faire réapparaître une pression à la hausse sur les prix.
Environ 84 000 logements neufs restent aujourd'hui sans acheteurs, et au lieu de réagir à cette réalité par une baisse des prix, des promoteurs et des développeurs résidentiels se sont tournés vers le gouvernement avec une proposition alternative : leur permettre de louer les logements pour des périodes de cinq à dix ans, en contrepartie d'allègements fiscaux. La proposition a été soumise au ministère des Finances et au ministère de la Construction, et reflète la pression que subit le secteur, d'un côté un stock important qui ne bouge pas, et de l'autre un refus d'absorber une baisse de prix qui nuirait à la marge bénéficiaire.
La logique derrière la proposition est claire : si les logements sont loués pour de longues années, les promoteurs pourront maintenir les prix de vente actuels et attendre un marché plus favorable, sans enregistrer de pertes dans leurs comptes. De leur point de vue, c'est un moyen de combler l'écart de demande sans renoncer à la valeur des actifs.
Pour quiconque envisage d'acheter un appartement neuf sur plan dans les mois à venir, la portée pratique est double. Premièrement, tant que le gouvernement n'a pas répondu à la proposition, et il n'est pas clair quand ni si une décision sera prise, les promoteurs se trouvent dans une position de pression réelle. Un stock de dizaines de milliers d'unités invendues crée une fenêtre d'opportunité pour négocier : sur le prix, sur les conditions de paiement, sur des améliorations ou sur un report des dates de livraison. Un acheteur se présentant préparé, avec une offre soutenue par un financement, pourrait trouver des promoteurs plus flexibles que d'habitude.
Deuxièmement, si la proposition finit par être approuvée, une partie de ces unités sortira du marché de la vente pour devenir de la location à long terme. Dans ce cas, l'offre disponible à l'achat se réduira, et une pression à la hausse sur les prix pourrait réapparaître. Quiconque hésite entre acheter maintenant ou attendre devrait tenir compte du fait que la fenêtre d'opportunité actuelle pourrait être limitée dans le temps, selon les décisions qui seront prises à Jérusalem dans les mois à venir.




