Le comité monétaire de la Banque d'Israël a décidé à l'unanimité d'abaisser le taux directeur de 0,25 point de pourcentage, à un niveau de 3,75 %. Cette décision unanime témoigne d'un consensus parmi les décideurs quant à l'orientation actuelle de la politique monétaire.
En bref
- La Banque d'Israël a abaissé son taux directeur d'un quart de point, à 3,75 %, par une décision unanime.
- Les acheteurs ayant une composante prime dans leur prêt bénéficieront d'une baisse directe de leur mensualité.
- Les acheteurs qui agissent avant que le marché ne ressente pleinement cet effet pourraient mieux négocier avec les promoteurs.
- Les promoteurs pourraient ressentir un allègement de leurs coûts de financement, ce qui pourrait favoriser une augmentation de l'offre de logements.
Le comité monétaire de la Banque d'Israël a décidé à l'unanimité de réduire le taux directeur de 0,25 point de pourcentage, le portant désormais à 3,75 %. Le fait que la décision ait été prise sans opposition au sein du comité n'est pas anodin : par le passé, des avis minoritaires ont souvent été enregistrés, et une telle unanimité envoie donc un message clair : le comité estime que les conditions permettent la poursuite mesurée d'un assouplissement monétaire.
Une baisse de taux d'un quart de point n'est pas une révolution, mais elle est cumulative. Depuis le pic du taux directeur il y a environ deux ans, la Banque d'Israël l'a abaissé par étapes, et chaque baisse de ce type se traduit progressivement par un coût de financement plus faible pour les prêts immobiliers indexés sur le taux prime.
Qu'est-ce que cela signifie pour les acheteurs d'un appartement neuf auprès d'un promoteur ? Premièrement, ceux qui contractent actuellement un prêt immobilier avec une composante prime bénéficieront d'une baisse directe de leur mensualité, chaque tranche de 100 000 ₪ sur le volet prime se traduisant par une économie de quelques dizaines de shekels par mois, qui s'accumule sur des milliers de shekels sur la durée du prêt. Deuxièmement, un coût de financement plus faible pourrait légèrement améliorer le pouvoir de négociation de l'acheteur face au promoteur : lorsque la demande se réveille sous l'effet d'un taux bas, les promoteurs sont moins enclins à proposer des remises, de sorte que les acheteurs qui agissent maintenant, avant que le marché ne ressente pleinement cet effet, pourraient être mieux placés pour négocier. Troisièmement, les promoteurs qui supportent des coûts de financement élevés sur des terrains et des projets en construction pourraient ressentir un certain soulagement, ce qui pourrait favoriser la poursuite de la délivrance de permis et l'augmentation de l'offre, un facteur critique dans les villes où l'offre est limitée.
La décision unanime laisse entendre qu'aucun membre du comité ne s'oppose à cette orientation, et les marchés financiers l'interpréteront vraisemblablement comme un signal de nouvelles baisses possibles si les données économiques continuent de les justifier.




