Les données de la Banque d'Israël indiquent une hausse continue du volume des prêts immobiliers non remboursés à temps, qui a atteint 4,4 milliards de ₪. Cette tendance se poursuit depuis le mois d'août dernier et s'aggrave progressivement.
En bref
- Le volume des arriérés de prêts immobiliers a atteint environ 4,4 milliards de ₪, dans une tendance haussière depuis août 2025.
- Les banques pourraient durcir les conditions de crédit et exiger un apport personnel plus élevé, même auprès d'emprunteurs en règle.
- Cette tendance pourrait entraîner des restrictions réglementaires sur les taux de financement et un ralentissement du rythme de construction.
- Il est recommandé à tout acheteur ayant choisi un projet d'obtenir une approbation de prêt écrite avant de signer le contrat.
Le volume des arriérés de prêts immobiliers en Israël continue de grimper et s'élève désormais à environ 4,4 milliards de ₪. Il s'agit d'une tendance amorcée dès août 2025, qui ne s'est depuis jamais atténuée. Dans le tableau d'ensemble, lorsque le taux de la Banque d'Israël baisse, de nombreux emprunteurs choisissent de refinancer leur prêt existant. Statistiquement, un prêt refinancé est enregistré comme un nouveau prêt, de sorte qu'une partie de ce chiffre peut aussi refléter une activité de refinancement plutôt que de réelles difficultés de remboursement. Néanmoins, la constance de cette tendance à la hausse attire l'attention.
Ce chiffre doit être compris dans un contexte plus large : le marché immobilier israélien a connu ces dernières années de fortes hausses de prix, et beaucoup ont acheté des appartements avec un fort effet de levier. Lorsque la mensualité pèse lourd, les arriérés sont généralement le premier signe que des ménages peinent à honorer leurs paiements.
Qu'est-ce que cela signifie pour les acheteurs d'un appartement neuf auprès d'un promoteur ? Quiconque se trouve actuellement en phase d'évaluation d'un achat doit prêter attention à plusieurs conséquences pratiques. Premièrement, une hausse des arriérés pourrait pousser les banques à durcir les conditions de crédit et à exiger un apport personnel plus élevé ou des garanties supplémentaires, même auprès d'emprunteurs dont la situation est parfaitement saine. Deuxièmement, si la tendance se poursuit, le régulateur pourrait introduire des restrictions supplémentaires sur les taux de financement maximaux, ce qui réduirait la capacité d'emprunt des futurs acheteurs. Troisièmement, les promoteurs qui commercialisent des projets sous garantie bancaire du chantier (livouy bankai) pourraient rencontrer davantage de difficultés à lever des financements pour de nouveaux projets, ce qui pourrait ralentir le rythme de construction et réduire l'offre dans les années à venir.
Pour un acheteur qui a déjà choisi un projet et négocie avec un promoteur, il est conseillé de s'assurer que son prêt immobilier est approuvé par écrit avant la signature du contrat, et de ne pas se fier uniquement à un accord de principe. Dans un contexte où les banques réexaminent leur politique de crédit, des surprises peuvent survenir même à un stade avancé.




