L'offre de terrains se réduit, et 75 % des logements subventionnés seront attribués aux personnes servant dans la réserve militaire. La combinaison de ces deux facteurs risque de compliquer la situation des acquéreurs non éligibles et d'exercer une pression à la hausse sur les prix à long terme.
En bref
- L'offre de terrains diminue, ce qui devrait réduire le nombre de logements neufs dans les prochaines années.
- 75 % des logements subventionnés seront attribués aux réservistes, réduisant les options pour les autres.
- La demande de logements sur le marché libre pourrait augmenter et affaiblir le pouvoir de négociation face au promoteur.
- Les acquéreurs non éligibles au statut de réserviste ont intérêt à examiner leur calendrier avec davantage de sérieux.
Deux processus se déroulent en parallèle sur le marché immobilier israélien, et chacun d'eux, pris isolément, suffirait à retenir l'attention. Ensemble, ils indiquent une pression sur les prix susceptible de se manifester dans les prochaines années.
L'offre de terrains se réduit
Le premier facteur est la baisse de l'offre de terrains mis en vente pour la construction. Lorsque moins de terrains passent entre les mains des promoteurs, le pipeline de logements futurs s'amenuise. La construction est un processus long - plusieurs années s'écoulent généralement entre la commercialisation du terrain et la livraison du logement - de sorte que la réduction des terrains commercialisés aujourd'hui n'affectera l'offre sur le marché que dans quelques années. Sur un marché où la demande de logements reste élevée, une atteinte au côté de l'offre est généralement une recette pour une hausse des prix.
75 % des logements subventionnés réservés aux réservistes
Le second facteur est une nouvelle politique selon laquelle 75 % des logements proposés à prix réduit sont destinés aux personnes servant dans la réserve militaire. Il s'agit d'une décision qui change les règles du jeu pour les personnes sans logement qui ne répondent pas à ce critère. Jusqu'à présent, les programmes de logement subventionné s'adressaient à des populations relativement larges ; désormais, la majeure partie du "circuit à prix réduit" est définie à l'avance pour des bénéficiaires spécifiques. Celui qui ne sert pas dans la réserve et cherche un logement accessible se retrouvera avec des options plus limitées sur le marché du subventionné, et devra se mesurer au marché libre.
Ce que cela signifie pour les acquéreurs d'un appartement neuf (achat sur plan)
Pour celui qui envisage l'achat d'un appartement neuf sans figurer parmi les bénéficiaires réservistes, la conséquence pratique est double. Premièrement, il convient d'examiner sérieusement les calendriers : plus le temps passe, plus l'offre de logements neufs devrait se réduire en raison de la baisse de la commercialisation des terrains, ce qui risque de limiter le pouvoir de négociation face au promoteur. Deuxièmement, la demande de logements sur le marché libre pourrait augmenter, car les acquéreurs qui se seraient tournés vers les programmes subventionnés chercheront sur le marché ordinaire, renforçant ainsi la concurrence pour les mêmes unités.
Celui qui se trouve déjà à un stade d'examen sérieux d'un achat aurait intérêt à prendre en compte que l'environnement actuel - avec davantage de terrains et davantage d'options - pourrait être plus favorable que ce qui existera dans deux ou trois ans. Il ne s'agit pas d'une recommandation d'agir à la hâte, mais d'une prise de conscience que les tendances actuelles ne sont pas neutres du point de vue du calendrier.
Il convient également de surveiller le marché locatif comme baromètre : la hausse des loyers au cours de l'année écoulée témoigne d'une demande qui ne trouve pas de réponse du côté de l'accession à la propriété, et une telle pression tend à se répercuter en fin de compte sur les prix des logements.




