Les données du Bureau central des statistiques (CBS) pour juin 2026 indiquent une baisse mensuelle de 1 % des prix des logements, la plus forte depuis 2018, ainsi qu'une baisse annuelle cumulée de 2 %. Ces données renforcent l'image d'un marché en ralentissement.
En bref
- L'indice des prix des logements a baissé de 1 % en juin 2026, la baisse la plus forte depuis huit ans.
- En glissement annuel, les prix sont inférieurs de 2 % par rapport à juin 2025, dans un contexte de demande modérée.
- Le pouvoir de négociation face aux promoteurs augmente, et ceux-ci ont tendance à se montrer flexibles sur les conditions de paiement et les prestations.
- Une baisse des taux combinée à des prix en recul pourrait améliorer la mensualité par rapport à l'année dernière.
Le Bureau central des statistiques (CBS) a publié en juillet 2026 des données indiquant une forte baisse des prix des logements : l'indice de juin a reculé de 1 % par rapport à mai, la baisse mensuelle la plus importante enregistrée en huit ans. En glissement annuel, les prix sont inférieurs de 2 % par rapport à juin 2025.
Ce chiffre ne constitue pas un cas isolé. Il s'inscrit dans une série de mois durant lesquels le marché montre des signes d'essoufflement, dans un contexte de taux d'intérêt qui a commencé à baisser mais reste à un niveau qui pèse sur la prise de prêts immobiliers. L'écart entre les prix des logements et la capacité de remboursement de nombreux ménages demeure élevé, ce qui se traduit par une demande modérée.
Qu'est-ce que cela signifie pour l'acheteur d'un appartement neuf sur plan ? Premièrement, le pouvoir de négociation face au promoteur augmente. Lorsque l'indice baisse et que les ventes faiblissent, les promoteurs ont tendance à se montrer plus flexibles sur les conditions de paiement, les prestations de l'appartement et parfois même le prix affiché. Un acheteur qui se présente préparé, avec son financement bouclé, peut tirer parti de cette situation.
Deuxièmement, concernant le calendrier : une baisse annuelle de 2 % n'est pas un effondrement, mais elle indique qu'il n'y a pas de pression immédiate à acheter « avant que les prix n'augmentent ». Quiconque est en phase d'examen peut prendre son temps, comparer les projets et vérifier l'offre dans différentes villes sans craindre que le marché ne lui échappe à court terme.
Troisièmement, un environnement de taux d'intérêt en baisse pourrait réduire le coût du prêt immobilier dans les mois à venir. La combinaison de prix en recul et de taux en baisse peut nettement améliorer la mensualité par rapport à un achat effectué il y a un à deux ans. Il est conseillé de consulter un conseiller en prêt immobilier et d'examiner l'impact du changement de taux sur sa propre capacité de remboursement avant de signer.




