Les données du Bureau central des statistiques (CBS) pour avril-mai 2026 indiquent une baisse d'environ 1 % des prix des logements, parallèlement à une forte hausse des loyers, jusqu'à 6,6 % pour les nouveaux locataires. Cet écart place les acheteurs potentiels devant un choix décisif.
En bref
- Les prix des logements ont baissé d'environ 1 % en avril-mai 2026, selon les données du Bureau central des statistiques (CBS).
- Les loyers des nouveaux locataires ont bondi de 6,6 %, ce qui renchérit l'attente avant l'achat.
- La baisse des prix renforce le pouvoir de négociation face aux promoteurs et augmente les chances d'obtenir des remises et des conditions flexibles.
- La hausse des coûts de la construction suggère que les baisses de prix actuelles ne sont pas garanties dans la durée.
Le Bureau central des statistiques (CBS) a récemment publié l'indice des prix des logements pour les mois d'avril-mai 2026, et le tableau qui s'en dégage est complexe. Les prix des logements ont baissé d'environ 1 % sur la période mesurée, mais le marché locatif a simultanément enregistré des hausses particulièrement marquées : les nouveaux locataires ont payé en moyenne 6,6 % de plus, et même les baux renouvelés ont augmenté de 2,6 %. L'indice des coûts de la construction, qui reflète les coûts des promoteurs, a progressé de 0,2 %.
Cette combinaison crée une situation inhabituelle : la valeur des biens se modère d'un côté, tandis que le coût de ne pas acheter, c'est-à-dire de continuer à louer, augmente rapidement. Pour ceux qui hésitent entre location et achat, ces données soulignent qu'attendre davantage a un coût économique réel.
Ce que cela signifie pour les acheteurs d'un appartement neuf sur plan : la baisse des prix renforce le pouvoir de négociation de l'acheteur face au promoteur, surtout dans les projets dont la commercialisation s'éternise. Les promoteurs qui portent un stock d'appartements invendus sont exposés à une pression de trésorerie, ce qui augmente la probabilité d'obtenir des remises, des améliorations de prestations ou des conditions de paiement plus flexibles. Parallèlement, la légère hausse de l'indice des coûts de la construction rappelle que les coûts de production ne baissent pas, si bien que les baisses de prix actuelles ne sont pas garanties à long terme.
Quiconque hésite sur le moment de l'achat devrait prêter attention à deux facteurs : premièrement, la hausse des loyers érode l'épargne destinée à l'achat, chaque mois d'attente coûte davantage. Deuxièmement, si la baisse des prix se poursuit, l'offre de nouveaux projets pourrait se réduire, les promoteurs étant susceptibles de ralentir les lancements dans de telles conditions de marché. Ainsi, la fenêtre actuelle, où les prix se modèrent tandis que l'offre existe encore, pourrait représenter un point d'entrée préférable à une attente prolongée.




