Une nouvelle donnée du Bureau central des statistiques (CBS) révèle que seuls 3,6 % des ménages prévoient d'acheter un appartement, contre 8 % auparavant. Ce chiffre indique un net ralentissement de la demande et modifie le rapport de force entre acheteurs et promoteurs.
En bref
- Le taux de ménages prévoyant un achat est passé de 8 % à 3,6 %, selon les données du CBS.
- La faible demande réduit la concurrence pour les appartements et renforce le pouvoir de négociation de l'acheteur.
- Le ralentissement survient parallèlement à des baisses de prix dans des dizaines de villes et à une chute des mises en chantier.
- Un acheteur disposant d'un financement prêt se trouve désormais dans une position relativement favorable pour négocier avec les promoteurs.
Une donnée publiée par le Dr דורון סייג, directeur du secteur des indicateurs du logement au Bureau central des statistiques (CBS), lors de la conférence « L'ère de la régulation » de l'Association des conseillers en prêts immobiliers, offre une image quantitative claire de l'état de la demande sur le marché : le taux de ménages prévoyant d'acheter un appartement est passé de 8 % à environ 3,6 %. Il s'agit d'une baisse de plus de moitié sur une période relativement courte, et selon le CBS, le marché traverse actuellement un ralentissement.
Ce qui explique la chute de la demande
Une baisse aussi marquée du taux de ménages prévoyant un achat n'est pas une fluctuation cyclique ordinaire. Elle reflète une érosion cumulative du pouvoir d'achat, des niveaux de prix élevés qui sont restés élevés même lorsque la demande s'est affaiblie, et des coûts de financement qui pèsent sur la décision d'entrer sur le marché. Lorsque moins de ménages atteignent le stade de la planification active, la base à partir de laquelle proviennent les acheteurs effectifs se réduit, ce qui diminue la pression sur le stock disponible.
Le ralentissement survient dans un contexte de baisse des prix
Ce chiffre n'est pas déconnecté de la réalité du terrain. Les baisses de prix dans 17 villes au premier trimestre 2026, ainsi que la chute des mises en chantier d'environ 15 %, indiquent un marché qui se refroidit des deux côtés : l'offre nouvelle se contracte tout autant que la demande perd en profondeur. Cette combinaison crée un marché où les transactions se poursuivent, mais à un rythme plus lent et avec moins de concurrents pour chaque appartement.
Ce que cela signifie pour l'acheteur d'un appartement neuf
Lorsque moins de ménages se trouvent au stade de la planification active, le nombre d'acheteurs qui se présentent pour un même projet diminue. Pour ceux qui atteignent tout de même le stade de la négociation, cela se traduit par un pouvoir de négociation plus élevé : les promoteurs qui détiennent un stock d'appartements invendus sont plus ouverts à discuter du prix, de la date de livraison, du cahier des charges technique et des conditions de paiement. Ce chiffre suggère également qu'aucune forte hausse de la demande n'est attendue à court terme pour modifier l'équation au détriment de l'acheteur. Quiconque se trouve au stade de l'examen d'un achat et dispose d'un financement en ordre pourrait se trouver dans une position de négociation relativement favorable par rapport aux périodes où le taux de ménages prévoyant un achat s'élevait à 8 %.




