Les données du Bureau central des statistiques (CBS) pour mai 2026 montrent que les nouveaux baux de location ont augmenté de 6,8 %, un écart de 4,3 % par rapport aux baux renouvelés, un record depuis plusieurs années. Les investisseurs reviennent sur le marché, et ce n'est pas un hasard.
En bref
- Les nouveaux baux de location ont augmenté de 6,8 %, un écart record de 4,3 % par rapport aux baux renouvelés.
- Les investisseurs reviennent sur le marché et accroissent la concurrence pour les appartements neufs, en particulier les petits et moyens.
- Les acheteurs qui attendent l'emménagement pourraient payer un loyer nettement plus élevé que prévu.
- L'offre de nouveaux appartements ne suit pas la demande, et la pression sur les prix devrait se poursuivre.
Les données du Bureau central des statistiques (CBS) pour le mois de mai 2026 indiquent une tendance claire : quiconque cherche un appartement à louer et doit signer un nouveau bail paie aujourd'hui 6,8 % de plus qu'il y a un an. L'écart entre le loyer des nouveaux baux et celui des baux renouvelés s'élevait à 4,3 %, un niveau inédit depuis plusieurs années.
Ces données expliquent pourquoi les investisseurs reviennent sur le marché du logement en cette période, parfois même encouragés par la politique gouvernementale. Lorsque les rendements locatifs augmentent, la rentabilité de l'achat d'un appartement à des fins d'investissement s'améliore, ce qui attire à nouveau des capitaux vers l'immobilier résidentiel.
Qu'est-ce que cela signifie pour les acheteurs d'un appartement neuf auprès d'un promoteur ? D'abord, le retour des investisseurs sur le marché accroît la concurrence pour les logements disponibles, en particulier pour les nouveaux projets proposant des appartements petits et moyens adaptés à la location. Ceux qui prévoient d'acheter un premier appartement pourraient se retrouver en concurrence avec des acheteurs disposant d'un apport personnel plus important et moins pressés de conclure une transaction à des conditions données. Cela réduit le pouvoir de négociation face au promoteur.
Ensuite, si les loyers continuent d'augmenter, cela signifie que l'alternative, rester locataire en attendant l'achèvement du projet, devient plus coûteuse. Un acheteur qui a signé pour un appartement au début de la construction et attend deux à trois ans avant l'emménagement pourrait payer, pendant cette période d'attente, un loyer nettement plus élevé que prévu.
Enfin, l'offre de nouveaux appartements à louer n'augmente pas à un rythme suffisant pour suivre la demande. Tant que l'écart entre les nouveaux baux et les anciens reste important, la pression sur les prix ne devrait pas se dissiper de sitôt, ce qui renforce la logique d'un achat anticipé, avant que la concurrence pour les prochains projets ne s'intensifie.




