Thessalonique est la surprise des données : la deuxième ville de Grèce dépasse Athènes dans l’indice des prix officiel de la Banque de Grèce, et là aussi, comme en Attique, les Israéliens forment le premier groupe d’acheteurs étrangers. Trois moteurs l’expliquent : un métro neuf ouvert en novembre 2024 (avec l’antenne de Kalamaria en marche à blanc), l’université Aristote, la plus grande des Balkans avec environ 90 000 étudiants et une pénurie chronique de logements étudiants, et des prix encore nettement inférieurs à ceux d’Athènes.
Les Israéliens y ont aussi une histoire qui n’existe dans aucune autre ville d’Europe : Thessalonique fut la « Madre de Israel », une ville dont la majorité des habitants ont été des juifs séfarades pendant des siècles, jusqu’à l’anéantissement de la Shoah. Les synagogues et le musée juif sont toujours là, et des vols directs depuis Ben Gourion la rendent aussi accessible qu’Athènes.
Comme toujours : l’indice officiel est celui de la Banque de Grèce ; les prix de quartier ci-dessous sont des prix affichés issus de portails, signalés comme tels.