Lisbonne est le marché international du Portugal : les étrangers financent environ les deux tiers des transactions au-dessus de 750 000 € dans son centre, et les prix affichés se sont stabilisés à des niveaux record d’environ 6 000 € le m². Pour l’investisseur israélien, c’est la ville la plus connue du Portugal, et aussi celle dont la réglementation est la plus sévère.
La carte est aujourd’hui dessinée par le nouveau règlement Airbnb : après un gel municipal décidé en novembre 2024, le régime approuvé fin 2025 ferme définitivement les quartiers saturés, du centre d’Alfama (où environ deux tiers des logements sont des biens touristiques) jusqu’à Arroios, le quartier classique des investisseurs étrangers. Une licence existante, qui se transmet avec le bien, est devenue un actif rare et se paie comme tel. La thèse d’un nouvel acquéreur, dans la majeure partie de la ville, est la location longue durée.
Et il y a un sujet qu’aucune présentation ne mentionne : les séismes. Environ 60 % du parc bâti de Lisbonne a été construit avant la première norme parasismique (1958), aucune attestation sismique n’existe dans une transaction immobilière portugaise, et la région présente le risque sismique le plus élevé du pays. Dans un immeuble ancien, l’avis d’un ingénieur fait partie de l’opération. Les prix ci-dessous : les prix affichés (idealista) face à l’indice officiel (INE), signalés.