Le Portugal est une double histoire israélienne : une vague d’investissements née de la loi sur la nationalité pour les descendants des expulsés d’Espagne, prolongée par un marché où la presse économique israélienne raconte des acheteurs découvrant qu’« à Porto, on achète une maison au prix d’une place de parking à Tel Aviv ». La demande israélienne est bien documentée par la couverture journalistique, mais à la différence de la Grèce et de Chypre, il n’existe pas de répartition officielle par nationalité : nous ne présenterons donc pas ici de nombre d’acheteurs.
Deux illusions commerciales doivent être dissipées : la voie du visa doré par l’immobilier est morte en octobre 2023, et qui la vend aujourd’hui vend un produit qui n’existe pas ; et le régime fiscal favorable aux nouveaux arrivants (NHR) est fermé aux nouvelles adhésions et a été remplacé par un dispositif bien plus étroit. Ce qui reste est un vrai marché : des prix en hausse à deux chiffres plusieurs années de suite, une demande locative profonde dans les villes, et une réglementation Airbnb qui a changé deux fois en deux ans.
Les données datées, le processus d’achat et les risques sont ci-dessous. Les chiffres proviennent de l’institut portugais de la statistique (INE) et de PwC, pas de présentations commerciales.