Nicosie est l’exact contraire de tout le discours commercial chypriote, et c’est précisément pour cela qu’elle est intéressante. La capitale est le marché le moins cher des districts centraux, porté par une demande locale : fonctionnaires, ambassades, trois grandes universités et familles chypriotes, ni touristes ni vagues d’acheteurs étrangers. Dans les données du registre de l’année écoulée, les Israéliens n’apparaissent tout simplement pas en tête des acheteurs étrangers du district, la demande israélienne sur l’île étant côtière, et il n’y a donc ici, à la différence de Larnaca, aucune « prime israélienne » dans les prix.
L’image donnée par l’indice officiel est contrastée et doit se lire honnêtement : les prix des maisons à Nicosie reculent légèrement sur un an depuis cinq trimestres consécutifs, tandis que les appartements progressent à un rythme modéré d’environ 3 % par an, loin derrière Larnaca et Limassol. Qui achète ici n’achète pas une histoire de croissance ; il achète un marché locatif stable, profond et local, au prix d’entrée le plus bas de l’île.
Et il faut dire l’évidence : Nicosie est une ville divisée. La ligne verte traverse la vieille ville, et les indices comme les données de cette page, ainsi que tout le marché immobilier que nous couvrons, portent exclusivement sur la partie contrôlée par la République. Les prix par quartier sont des prix affichés issus de portails, signalés comme tels.