Le Monténégro est le pari adriatique : un pays minuscule doté d’un littoral spectaculaire, dont Israël est l’une des grandes sources de tourisme, et où les agences locales rapportent que les Israéliens représentent une part significative des acheteurs de résidences de vacances. Il n’existe pas de ventilation officielle par nationalité, nous ne présenterons donc pas de nombre d’acheteurs, mais la hausse des prix, elle, est une donnée officielle : l’institut statistique monténégrin a mesuré un bond marqué des prix sur la côte au cours de la dernière année.
La thèse vendue aux Israéliens est simple : acheter aujourd’hui à des prix balkaniques, revendre demain à des prix de l’Union européenne, le Monténégro menant des négociations avancées avec un objectif d’adhésion en 2028. Il faut comprendre que cette thèse est aussi tout le risque : un retard d’adhésion revaloriserait le marché à la baisse, et l’histoire des élargissements de l’Union est pleine de reports.
Et deux faits que la commercialisation en hébreu a tendance à manquer : la taxe d’acquisition n’est plus de 3 % uniformes, depuis 2024 elle est progressive et augmente avec le prix du bien, et il n’existe pas de convention fiscale entre Israël et le Monténégro, de sorte que l’allègement de la double imposition ne passe que par un crédit unilatéral. Les données sont ci-dessous.