L’Espagne est le plus grand marché d’acheteurs étrangers d’Europe : des dizaines de milliers d’acquisitions étrangères par an, et dans les provinces côtières les étrangers représentent un tiers du marché, voire davantage. La demande israélienne y relève surtout d’un art de vivre, Marbella, Barcelone, Valence, mais à la différence de la Grèce et de Chypre, les registres fonciers espagnols ne publient pas de ventilation israélienne : nous ne présenterons donc pas ici de nombre d’acheteurs israéliens.
Ce qu’il faut en revanche présenter, c’est le fait fiscal par lequel presque aucun commercialisateur ne commence : un Israélien qui loue un appartement en Espagne est imposé sur le brut, sans pouvoir déduire le moindre euro de charges, à un taux supérieur à celui que paie un résident de l’Union européenne sur le net. L’Audiencia Nacional a jugé en septembre 2025 que cette règle est discriminatoire, mais la loi n’a pas encore été modifiée. C’est le point de départ de tout calcul de rendement espagnol.
Ajoutez-y un climat politique hostile aux acheteurs étrangers, le visa doré supprimé en avril 2025, une proposition de loi instaurant une taxe de 100 % sur les acheteurs hors Union européenne qui plane encore, et Barcelone qui met fin aux licences d’appartements touristiques d’ici 2028, et vous obtenez un marché qui demande d’avoir les yeux ouverts. Les données, comme toujours, figurent ci-dessous avec leurs sources et leurs dates.