Le rapport du Contrôleur de l'État révèle de graves défaillances dans la supervision du marché des prêts immobiliers : la dette des ménages a bondi à 630 milliards de ₪, et les régulateurs ont ignoré les risques que représentent pour les acheteurs les offres de financement des promoteurs.
En bref
- Le rapport du Contrôleur de l'État révèle des défaillances dans la supervision du marché des prêts immobiliers et des offres promotionnelles des promoteurs.
- La dette des ménages en prêts immobiliers a atteint environ 630 milliards de ₪, un bond d'environ 110 %.
- Les offres de financement des promoteurs peuvent dissimuler des risques qui ne sont pas transparents pour l'acheteur.
- Il est recommandé d'obtenir un conseil en prêt immobilier indépendant et d'examiner le coût total par rapport à un prêt classique.
Le rapport du Contrôleur de l'État publié récemment critique sévèrement la Banque d'Israël et les organismes réglementaires responsables du marché des prêts immobiliers. Selon le rapport, l'encours des prêts immobiliers des ménages a atteint en 2025 environ 630 milliards de ₪, un bond d'environ 110 % sur la période examinée. Outre ce chiffre, le Contrôleur pointe des défaillances substantielles : des réformes qui n'ont pas été appliquées comme requis, une supervision défaillante des offres de financement des promoteurs, et une négligence du secteur du conseil en prêt immobilier pour le public.
La critique principale porte sur ce que le Contrôleur qualifie d'ignorance des risques liés aux « offres promotionnelles des promoteurs ». Il s'agit de dispositifs de financement dans lesquels le promoteur propose à l'acheteur des conditions apparemment avantageuses, comme le report de paiements ou des taux subventionnés pour une durée limitée, mais dont les risques inhérents ne sont pas toujours transparents pour l'acheteur ni toujours contrôlés comme il se doit. Le régulateur, selon le rapport, n'a pas agi à temps pour encadrer ce secteur.
Qu'est-ce que cela signifie pour les acheteurs d'un appartement neuf auprès d'un promoteur ? Premièrement, il est conseillé d'examiner chaque offre de financement d'un promoteur avec un regard critique, sans se contenter de la présentation commerciale. Il faut vérifier ce qu'il advient des paiements et du taux d'intérêt après la fin de la période promotionnelle, et comparer le coût total à celui d'un prêt immobilier classique auprès d'une banque. Deuxièmement, le rapport pourrait accélérer une législation encadrant le secteur du conseil en prêt immobilier, ce qui pourrait à l'avenir renforcer la protection des acheteurs et la transparence des conditions. En attendant, quiconque achète un appartement aujourd'hui évolue dans un marché où la supervision reste partielle. C'est pourquoi obtenir un conseil en prêt immobilier indépendant, non lié au promoteur, est une démarche concrète qui peut permettre d'économiser des coûts et de révéler des risques avant la signature.




