Le marché des produits dérivés ne valorise actuellement qu'une probabilité d'environ 40 % d'une baisse des taux de la Banque d'Israël lors de la prochaine décision. Les économistes sont divisés, et cette incertitude influe directement sur la planification du financement des acquéreurs de logements.
En bref
- La probabilité d'une baisse des taux lors de la prochaine décision n'est que d'environ 40 %.
- Les économistes sont divisés et l'issue est incertaine dans un sens comme dans l'autre.
- Une baisse de 0,25 % représente environ 200 shekels de moins par mois sur un prêt d'un million de shekels en composante taux prime.
- Les acquéreurs ont intérêt à examiner la répartition de leur prêt avant et après la décision.
La semaine prochaine, la Banque d'Israël se réunira pour statuer sur les taux, mais cette fois le marché est loin d'un consensus sur l'issue. La probabilité d'une baisse valorisée par les produits dérivés n'est que d'environ 40 %, et parmi les économistes, aucun consensus clair ne se dégage quant à la direction que prendra le comité monétaire.
Ce qui explique l'incertitude
Le taux directeur en Israël se maintient à un niveau qui influe directement sur la composante taux prime (ריבית פריים) des prêts immobiliers. Toute baisse de 0,25 point de pourcentage entraîne une réduction identique du taux prime, et sur un prêt immobilier d'un million de shekels entièrement indexé sur le taux prime, cela représente une diminution d'environ 200 shekels de la mensualité. Les économistes divisés pointent deux forces qui agissent en sens contraire : d'un côté, l'inflation n'est pas encore revenue de façon stable dans la fourchette cible ; de l'autre, l'activité économique signale qu'un resserrement excessif pourrait nuire à la croissance.
Ce que cela signifie pour les acquéreurs d'un appartement neuf (achat sur plan)
Quiconque se trouve actuellement en phase de négociation avec un promoteur ou examine la répartition du prêt (tamhil) doit envisager deux scénarios possibles à court terme. Si les taux baissent, le coût du financement diminuera légèrement et la capacité de remboursement s'améliorera. Si les taux restent inchangés, aucune modification immédiate de la mensualité n'interviendra.
Le point le plus important est que cette incertitude complique la prise de décision concernant la répartition des composantes du prêt. Les acquéreurs qui envisagent une forte exposition à la composante taux prime parient, dans une certaine mesure, sur l'orientation des taux. À l'inverse, bloquer une part importante du prêt immobilier sur des composantes à taux fixe protège contre un scénario où les taux resteraient élevés durablement, mais empêche de bénéficier immédiatement d'une éventuelle baisse future.
Comme nous l'avons rapporté dans un record dans les volumes de renégociation de prêts immobiliers, les baisses de taux déjà intervenues ces derniers mois ont déclenché une vague de renégociations, ce qui montre que les acquéreurs et les détenteurs de prêts existants réagissent rapidement aux changements. Il est utile de suivre la prochaine décision et d'être prêt à agir en conséquence, qu'il s'agisse de réexaminer la répartition du prêt ou de finaliser la procédure d'obtention du prêt immobilier.
En attendant, il convient de rappeler que la concurrence entre les banques se poursuit, et que les petites banques entrent en jeu avec des offres qui améliorent parfois les conditions même sans modification du taux de la Banque d'Israël. Le pouvoir de négociation de l'acquéreur ne dépend pas uniquement de la décision du comité monétaire.




