Les données du Bureau central des statistiques (CBS) pour avril-mai 2026 indiquent une baisse d'un pour cent de l'indice général des prix des logements et de 2 % sur la dernière année, la baisse annuelle la plus importante depuis 2018. Les logements neufs sur plan ont enregistré une baisse plus modérée à court terme, mais plus forte sur un an.
En bref
- L'indice des prix des logements a baissé de 2 % au cours de la dernière année, la baisse annuelle la plus forte depuis 2018.
- Les logements neufs sur plan ont enregistré une baisse annuelle de près de 4 %, supérieure à celle du marché de l'occasion.
- La hausse des coûts de la construction limite la capacité des promoteurs à continuer de baisser les prix.
- Les acheteurs en négociation face à un promoteur sont dans une position favorable, mais la marge de concession est limitée.
Le Bureau central des statistiques (CBS) a publié des données pour les mois d'avril-mai 2026 indiquant un net ralentissement du marché du logement. L'indice général des prix des logements a baissé d'un pour cent en deux mois, et sur un an, la baisse cumulée atteint 2 %, la plus forte baisse annuelle enregistrée depuis huit ans.
Les logements neufs sur plan présentent un tableau plus complexe. À court terme, la baisse est minime, environ 0,1 % seulement, mais sur un an, il s'agit d'une baisse de près de 4 %, supérieure à celle du marché de l'occasion. L'écart entre les deux indices suggère que les promoteurs ont absorbé l'essentiel de l'ajustement des prix, probablement en raison de la pression exercée par le stock d'appartements invendus.
Un élément qui équilibre ce tableau est la hausse des indices des coûts de la construction et des matériaux de construction. Autrement dit, tandis que les prix des logements baissent, les coûts de production augmentent, ce qui limite la capacité des promoteurs à continuer de baisser les prix.
Qu'est-ce que cela signifie pour les acheteurs d'un appartement neuf sur plan ? Quiconque se trouve actuellement en négociation face à un promoteur est dans une position relativement favorable. La baisse annuelle de près de 4 % sur les logements neufs montre que les promoteurs ont dû se montrer plus flexibles, et dans les projets disposant d'un stock d'appartements disponibles, il est possible de tenter d'obtenir une remise, une amélioration des prestations ou un échéancier de paiement plus favorable. Cependant, la hausse des coûts de la construction limite l'ampleur des concessions possibles, si bien qu'il ne s'agit pas d'un marché où le promoteur peut baisser les prix sans limite. De plus, si les coûts de construction continuent d'augmenter, les logements qui seront lancés dans l'année ou les deux années à venir pourraient arriver sur le marché à un prix plus élevé que celui des projets existants aujourd'hui, une considération pertinente pour quiconque envisage de reporter son achat.




