Le marché des appartements de luxe en Israël a enregistré au premier trimestre 2026 moins de transactions, mais le prix au mètre carré a bondi à un record d'environ 87 300 shekels. L'écart entre le nombre de transactions et le prix témoigne d'une dynamique particulière dans le segment haut de gamme du marché.
En bref
- Au premier trimestre 2026, le prix au mètre carré des appartements de luxe a bondi à un record d'environ 87 300 shekels.
- La baisse du nombre de transactions résulte de la vente d'appartements plus petits, mais plus chers par rapport à leur taille.
- Le record du prix au mètre carré exerce une pression à la hausse aussi sur la tarification des projets de gammes inférieures.
- Dans les grands appartements des projets, la demande est relativement plus faible, et c'est là que se trouve la véritable marge de négociation.
Les données du premier trimestre 2026 sur le marché des appartements de luxe présentent un tableau complexe : d'un côté, le nombre de transactions a baissé, et de l'autre, le prix au mètre carré a grimpé à un record d'environ 87 300 shekels. La raison en est un changement dans la composition des transactions, les appartements vendus étaient en moyenne plus petits, mais plus chers par rapport à leur taille. Il en résulte une situation où le prix total par transaction a baissé, tandis que le prix au mètre carré a lui augmenté.
Les transactions marquantes du trimestre
Parmi les transactions marquantes du trimestre : un penthouse au centre de Tel Aviv pour 55 millions de shekels, un appartement au 43e étage à Sde Dov pour 27 millions de shekels, et un penthouse à Jérusalem pour plus de 25 millions de shekels. La transaction qui clôt le top dix du trimestre a été conclue rue Hankin 3 à Tel Aviv pour 17,6 millions de shekels.
Une pression à la hausse aussi sur le reste du marché
Cette tendance n'est pas totalement déconnectée du marché plus large. Lorsque le prix au mètre carré dans le segment du luxe bat des records, cela génère une pression à la hausse également sur les projets de gammes inférieures, car les promoteurs considèrent ces données comme une référence de tarification.
Ce que cela signifie pour l'acheteur d'un appartement neuf sur plan
Quiconque envisage un achat dans des projets de la tranche de prix élevée, que ce soit à Tel Aviv, à Jérusalem ou à Sde Dov, doit tenir compte du fait que le pouvoir de négociation face au promoteur est limité tant que la demande des acheteurs de luxe reste stable. La baisse du nombre de transactions pourrait indiquer qu'une partie des acheteurs attendent de meilleures conditions, mais les promoteurs, qui voient le prix au mètre carré augmenter, ne sont pas pressés de baisser leurs prix.
Ce contexte prend encore plus de poids lorsqu'on examine les données du marché plus large. Au premier trimestre 2025, le prix moyen d'un appartement de 4 pièces à Tel Aviv-Jaffa s'élevait à environ 4 531 100 shekels, une baisse de 2,7 % par rapport à l'année précédente. À Jérusalem, en revanche, le prix moyen d'un appartement de 4 pièces s'élevait à environ 2 975 700 shekels, avec une hausse modérée de 0,7 % sur la même période. L'écart entre les deux villes, ajouté aux 65 projets neufs actifs à Tel Aviv-Jaffa et aux 26 à Jérusalem dans la base de données Diraly, montre que l'offre de logements neufs dans les deux villes reste significative, et c'est précisément là que se trouve la véritable marge de négociation.
Les acheteurs hésitant entre différents projets devraient examiner l'offre de grands appartements dans le projet spécifique, car c'est précisément là, dans les grands appartements, que la demande est relativement plus faible et qu'il y a davantage de marge de négociation.




