Lors d'un colloque sur les prêts immobiliers, le directeur général de Mizrahi Tefahot a présenté un tableau de demande croissante : le volume des demandes de prêt immobilier progresse par rapport à 2025, et un volume annuel supérieur à 110 milliards de shekels se dessine pour 2026. Ces données suggèrent une pression persistante sur les prix du logement.
En bref
- Le directeur général de Mizrahi Tefahot prévoit un volume de prêts immobiliers supérieur à 110 milliards de shekels en 2026.
- Les demandes de financement augmentent malgré une baisse du nombre de transactions, ce qui suggère des prêts plus importants par appartement.
- Une forte demande de financement réduit le pouvoir de négociation des acheteurs face aux promoteurs.
- Une pénurie potentielle de l'offre accroît la concurrence sur les projets existants et rend plus coûteux le report de la décision.
Lors d'un colloque sur les prêts immobiliers organisé récemment, le directeur général de Mizrahi Tefahot a présenté une estimation selon laquelle 2026 s'annonce comme une année particulièrement forte pour le crédit au logement. Selon lui, le volume des demandes de prêt immobilier augmente par rapport à l'année précédente, malgré une baisse du nombre total de transactions. Le volume annuel attendu pourrait dépasser le seuil de 110 milliards de shekels.
L'écart entre la baisse des transactions et la hausse des demandes de financement indique que la taille moyenne des prêts immobiliers augmente. Autrement dit, les acheteurs contractent des prêts plus importants pour chaque appartement acquis. Cela peut refléter une hausse des prix des appartements, mais aussi une évolution de la composition des acheteurs en faveur de biens plus chers.
Que cela signifie-t-il pour les acheteurs d'un appartement neuf auprès d'un promoteur ? Premièrement, une forte demande de prêts immobiliers réduit le pouvoir de négociation face au promoteur. Lorsque de nombreux acheteurs parviennent à réunir un financement, le promoteur n'est pas sous pression pour proposer des remises ou des conditions flexibles. Ceux qui prévoient de négocier le prix ou l'échéancier de paiement pourraient se heurter à une plus grande rigidité de la part des promoteurs.
Deuxièmement, si la tendance se poursuit et que les prix du logement augmentent comme le directeur général l'a laissé entendre, reporter l'achat pourrait coûter plus cher. En revanche, le niveau du taux d'intérêt du prêt immobilier continue d'influencer directement le coût mensuel du financement, et les acheteurs ont intérêt à examiner attentivement les différentes options de prêt avant de signer.
Enfin, un volume de transactions relativement bas associé à une forte demande de financement peut indiquer une pénurie de l'offre. Si moins d'appartements se vendent non pas par manque d'intérêt mais par manque de disponibilité, cela signifie que la concurrence sur les projets existants restera intense, et les acheteurs ayant trouvé un appartement adapté ont intérêt à ne pas reporter leur décision dans l'attente d'une baisse des prix.




