Des promoteurs signalent des transactions reportées après les élections, mais un retour historique montre qu'aucun gouvernement n'a réussi à faire baisser durablement les prix, et les programmes se concentrent sur les subventions plutôt que sur l'offre.
En bref
- Des promoteurs signalent des transactions reportées jusqu'après les élections
- Aucun consensus sur ce qui arrivera aux prix après les élections
- Historiquement, aucun gouvernement n'a fait baisser les prix durablement
- Les mises en chantier de l'an dernier sont en baisse
À l'approche des élections, un promoteur interrogé indique que certaines transactions sont reportées, parce que « les gens attendent de voir ce qui se passera après les élections ». Le marché n'est pas d'accord sur ce qui se produira le lendemain, et la question de l'influence du prochain gouvernement sur les prix des logements reste ouverte.
Un retour historique donne du contexte. Sous le gouvernement Bennett, de juin 2021 à juin 2022, les prix des logements ont augmenté d'environ 20 %, un rythme historique. Sous le gouvernement Lapid, de juillet à décembre 2022, les hausses se sont poursuivies, mais en s'atténuant. Sous le gouvernement Netanyahou qui a suivi, les prix ont commencé à baisser, notamment à la suite des hausses de taux, de la réforme judiciaire et de la guerre. Sous le gouvernement Olmert, de janvier 2006 à mars 2009, de fortes hausses ont été enregistrées, surtout après 2008, lorsque la Banque d'Israël a fortement abaissé son taux.
L'auteur souligne que les grands partis n'ont pas présenté de solution globale au problème du logement, et que la plupart des programmes portent sur des subventions et des remises, non sur le déficit d'offre. En outre, les chiffres des mises en chantier de l'an dernier indiquent une baisse.
Celui qui retarde son achat dans l'attente des élections parie sur un résultat que personne ne peut prédire. Les données historiques montrent que les taux d'intérêt et la situation sécuritaire ont pesé sur les prix autant que l'identité du gouvernement. La décision doit donc reposer sur la capacité de financement, la mensualité et les conditions de la transaction avec le promoteur, et non sur l'attente d'un événement politique. Sur un marché où une partie des acheteurs attend, il est possible que des promoteurs proposent de meilleures conditions.


