Le ministère de la Justice a publié des recommandations visant à modifier la date de perception de la taxe d'amélioration foncière dans les plans comportant des droits de construction conditionnels. Les réformes principales n'ont pas encore été approuvées, mais cette orientation pourrait influencer les calendriers de nouveaux projets.
En bref
- Le ministère de la Justice a recommandé de reporter l'échéance de perception de la taxe d'amélioration foncière à la délivrance effective du permis de construire.
- Ce changement vise à faciliter la trésorerie des promoteurs aux premiers stades du projet.
- Les réformes plus significatives n'ont pas encore été approuvées, et la recommandation actuelle reste limitée dans sa portée.
- Il est recommandé aux acheteurs dans des projets à droits conditionnels de vérifier le statut réel des permis avant de conclure une transaction.
Une équipe professionnelle constituée par le ministère de la Justice a récemment publié des recommandations pour modifier le mode de perception de la taxe d'amélioration foncière (heitel hashbaha), la redevance payée par les propriétaires de biens lorsqu'un plan de construction augmente la valeur de leur terrain. Selon ces recommandations, dans les cas où les droits de construction sont soumis à des conditions supplémentaires, l'échéance de la taxe serait reportée jusqu'à la délivrance effective du permis de construire, et le paiement ne serait plus exigé plus tôt comme c'est le cas actuellement.
La logique derrière ce changement est de réduire l'incertitude : actuellement, les promoteurs et propriétaires fonciers peuvent devoir payer une taxe sur des droits qui ne peuvent pas encore être exercés, ce qui nuit à leur trésorerie et complique l'avancement des projets. Le report de l'échéance de perception est censé faciliter le financement aux premiers stades du projet. Cela dit, les réformes plus significatives débattues au sein de l'équipe n'ont pas encore été approuvées, de sorte que le changement proposé reste relativement limité par rapport aux discussions qui ont eu lieu.
Qu'est-ce que cela signifie pour l'acheteur d'un appartement neuf auprès d'un promoteur ? Si la recommandation est adoptée dans la législation, elle pourrait améliorer la capacité des promoteurs à faire avancer des projets aux premiers stades sans charge financière immédiate. En théorie, une pression de trésorerie réduite sur le promoteur au début du processus pourrait accélérer l'arrivée du projet au stade de la commercialisation. Cela dit, tant qu'il ne s'agit que de recommandations et non d'une loi contraignante, les acheteurs intéressés par des projets sur des terrains à droits conditionnels doivent vérifier eux-mêmes le statut des permis, et ne pas supposer qu'un projet est mûr pour la vente simplement parce qu'il est commercialisé. Le stade où se trouve le permis influence directement le calendrier de livraison attendu et le degré de certitude de la transaction.




