Les données de la Banque d'Israël indiquent qu'en juillet 2026, des prêts immobiliers d'un volume d'environ 11,5 milliards de shekels ont été contractés, l'un des montants les plus élevés en 20 mois. Ce chiffre s'accompagne de mises en garde de la part du marché et reflète un changement dans le comportement des acheteurs.
En bref
- Le volume des prêts immobiliers en juillet 2026 a atteint environ 11,5 milliards de shekels, un record en 20 mois.
- Le faible taux d'intérêt ramène des acheteurs sur le marché et réduit la mensualité.
- Une forte demande réduit le pouvoir de négociation face au promoteur dans les nouveaux projets.
- Des acteurs du marché mettent en garde : ce chiffre ne garantit ni une baisse ni une hausse des prix.
Les données de la Banque d'Israël pour juillet 2026 présentent un tableau saisissant : le volume des prêts immobiliers contractés ce mois-là a atteint environ 11,5 milliards de shekels, un niveau inédit depuis environ 20 mois. Ce chiffre prolonge une tendance qui s'est installée ces derniers mois, alors que le record des prêts immobiliers de juin 2026, qui s'élevait à environ 11 milliards de shekels, indiquait déjà une demande croissante en logement.
Ce qui alimente cette croissance
L'explication principale de cette hausse tient à l'environnement des taux d'intérêt. Le taux d'intérêt a baissé à 3,5 % après trois réductions au premier semestre 2026, ce qui abaisse le coût de la mensualité et ramène sur le marché des acheteurs qui hésitaient les années précédentes. Lorsque le taux d'intérêt baisse, la mensualité du même prêt diminue également, et des acheteurs qui ne pouvaient pas assumer les remboursements il y a un an ou deux se retrouvent aujourd'hui dans une fourchette accessible.
Les mises en garde qui viennent du marché
Malgré ce chiffre apparemment positif, des acteurs du marché mettent en garde contre une interprétation univoque. Une forte demande de prêts immobiliers ne signale pas nécessairement un marché sain : elle peut aussi refléter une pression sur les prix des logements, qui ne baissent pas en conséquence. En outre, le rythme d'approbation des plans et de démarrage des constructions ne suit toujours pas la demande, ce qui maintient l'offre limitée.
Ce que cela signifie pour l'acheteur d'un appartement neuf auprès d'un promoteur
Un acheteur actuellement en cours de démarche, qu'il ait déjà signé un contrat ou qu'il en soit encore au stade de l'examen, doit prendre en compte plusieurs éléments. Premièrement, la multiplication des acheteurs actifs réduit la marge de négociation face au promoteur : lorsque la demande est forte, le promoteur a moins de raisons de faire preuve de flexibilité sur le prix ou les conditions. Deuxièmement, le taux d'intérêt actuel influence directement le coût du prêt immobilier qui sera contracté à l'approche de la livraison, et si le taux continue de baisser jusqu'à environ 3 %, comme l'estiment certains économistes, la mensualité d'un prêt d'un million de shekels pourrait être inférieure de plusieurs centaines de shekels par mois par rapport au niveau actuel. Il s'agit d'un écart qui, cumulé sur la durée du prêt, représente un montant significatif.
Cela dit, il convient de rappeler que ces mises en garde du marché ne visent pas à effrayer, mais à nuancer : un record de souscription de prêts immobiliers n'est une garantie ni que les prix continueront d'augmenter, ni qu'ils baisseront. Il reflète le moment où davantage de personnes ont estimé que les conditions leur convenaient, et non nécessairement que le marché se trouve à un point d'opportunité.




