Le ministère des Finances promeut la prolongation de la mesure fixant une taxe d'acquisition de 8 % sur un logement supplémentaire pour les investisseurs. Cette démarche affectera la rentabilité de l'investissement dans l'immobilier résidentiel et l'offre de logements à louer.
En bref
- Le ministère des Finances envisage de prolonger la mesure temporaire maintenant la taxe d'acquisition à 8 % sur un logement supplémentaire.
- Cette démarche continue de freiner l'activité des investisseurs sur le marché du logement.
- L'acheteur d'un logement unique n'est pas directement affecté, mais une baisse de la demande des investisseurs pourrait modifier le rapport de force face aux promoteurs.
- Quiconque envisage un achat supplémentaire doit calculer le coût de la taxe dans le cadre de la rentabilité économique de la transaction.
Le ministère des Finances promeut la prolongation de la mesure temporaire qui maintient la taxe d'acquisition (mas rehicha) sur un logement supplémentaire à un taux de 8 %. Il s'agit d'un taux fixé dans le cadre d'une politique gouvernementale visant à freiner l'activité des investisseurs sur le marché du logement, et une intention se dessine désormais pour le maintenir au-delà de la date d'expiration initiale.
Ce que prévoit la mesure temporaire
La taxe d'acquisition est un paiement unique que l'acheteur verse lors de l'acquisition d'un bien. Pour l'acheteur d'un logement unique, un barème d'imposition réduit s'applique, mais quiconque achète un logement supplémentaire, que ce soit à des fins d'investissement ou pour toute autre raison, doit payer un taux plus élevé. La mesure temporaire a fixé ce taux à 8 % pour les acheteurs d'un logement supplémentaire, et le ministère des Finances envisage de prolonger son application afin de maintenir son effet modérateur sur la demande des investisseurs.
L'effet sur le marché locatif
Le coût élevé de la taxe renchérit les transactions d'achat pour les investisseurs et en réduit la rentabilité financière. Lorsque moins d'investisseurs achètent des logements destinés à la location, l'offre de logements à louer sur le marché libre risque de se réduire à long terme, ce qui affecterait les niveaux de loyer.
Ce que cela signifie pour l'acheteur d'un appartement neuf
Un acheteur pour qui il s'agit du logement unique n'est pas directement affecté par cette mesure, mais il existe une répercussion indirecte. Si la taxe d'acquisition élevée dissuade les investisseurs d'acheter des appartements neufs auprès d'un promoteur, les promoteurs pourraient devenir plus dépendants des acheteurs souhaitant y résider eux-mêmes, ce qui pourrait améliorer le pouvoir de négociation de ces acheteurs face au promoteur. À l'inverse, une baisse de la demande globale pourrait ralentir de nouveaux projets et réduire l'offre future dans certaines zones.
Quiconque possède déjà un appartement et envisage d'en acheter un autre, que ce soit pour améliorer son logement en vendant l'appartement existant ou à des fins d'investissement, doit prendre en compte le coût de la taxe dans le calcul économique de la transaction. À 8 % de la valeur du bien, il s'agit d'un montant significatif qui affecte directement le rendement et la capacité de remboursement.
Tant que la prolongation n'a pas été officiellement approuvée, la date d'expiration de la mesure actuelle reste un point de repère qu'il convient de suivre, en particulier pour ceux qui envisagent une deuxième transaction à court terme.




