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Marché immobilier

Les ventes progressent, mais les promoteurs restent sous pression : ce que cachent les rapports

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Les rapports semestriels de 17 sociétés immobilières cotées font apparaître une hausse d'environ 36 % des ventes entre le premier et le deuxième trimestre 2026, mais derrière ce chiffre se dissimulent des défis d'inventaire et de financement qui affectent directement l'acheteur.

En bref

  • Les ventes d'appartements ont progressé d'environ 36 % du premier au deuxième trimestre 2026, mais le secteur continue de qualifier le marché de ralentissement.
  • Les promoteurs supportent des coûts de financement sur leur stock invendu, ce qui accroît leur souplesse dans les négociations.
  • Un acheteur qui identifie un projet avec un stock important et des ventes lentes se trouve dans une position de négociation relativement favorable.
  • Le ralentissement des nouveaux lancements pourrait réduire l'offre dans l'année ou les deux années à venir et soutenir les prix.

Le chiffre marquant des rapports semestriels des sociétés immobilières cotées est une hausse impressionnante sur le papier : 17 sociétés de premier plan ont vendu au deuxième trimestre 2026 environ 1 571 appartements, contre 1 158 au premier trimestre, soit une hausse d'environ 36 %. Pourtant, le secteur lui-même ne se précipite pas à célébrer, et ce n'est pas sans raison.

Hausse saisonnière ou changement de tendance ?

Une hausse au deuxième trimestre par rapport au premier est un phénomène bien connu sur le marché immobilier israélien. Le premier trimestre se caractérise généralement par un ralentissement relatif en raison des fêtes et de la période de planification, de sorte que le bond vers le deuxième trimestre n'est pas nécessairement le signe d'un changement de tendance. La question plus pertinente est de savoir si le niveau actuel traduit une demande réelle et durable, ou s'il s'agit d'un rattrapage de demandes différées.

Le secteur lui-même continue de qualifier la situation de ralentissement. Même si les ventes ont progressé, elles restent inférieures aux niveaux enregistrés avant la hausse des taux d'intérêt, et les promoteurs font face à deux défis structurels : un stock qui s'accumule et des coûts de financement qui érodent la rentabilité.

Stock élevé et financement coûteux

Lorsqu'un promoteur détient un stock important d'appartements non vendus, il supporte des coûts de financement courants sur chaque unité. Cette pression s'accumule avec le temps et contraint une partie des sociétés à mener des négociations plus souples avec les acheteurs, à proposer des modalités de paiement adaptées, ou à reporter le lancement de nouveaux projets. Comme nous l'avons rapporté dans les écarts entre promoteurs au deuxième trimestre, le marché n'est pas homogène : certaines sociétés font état d'une demande stable, tandis que d'autres connaissent un ralentissement marqué et intensifient leurs opérations promotionnelles.

Ce que cela signifie pour les acheteurs d'un appartement neuf (achat sur plan)

L'écart entre le chiffre statistique et la réalité ressentie par le promoteur sur le terrain est précisément ce que l'acheteur doit intégrer. Lorsqu'une société détient un stock invendu et supporte des coûts de financement élevés, le pouvoir de négociation de l'acheteur augmente. Cela ne signifie pas que le promoteur accordera une remise explicite sur le prix, mais il pourra se montrer plus souple sur les conditions de paiement, le calendrier, les prestations incluses dans l'appartement, ou les arrangements de financement avec la banque prêteuse.

Celui qui envisage un achat actuellement a intérêt à examiner non seulement le prix de l'appartement, mais aussi l'état du stock spécifique au projet : combien d'unités ont été vendues, combien restent disponibles, et quel est le rythme des ventes. Un projet avec un stock important qui se vend lentement place l'acheteur dans une position de négociation différente de celle d'un projet où il ne reste que quelques unités. Par ailleurs, il convient de prêter attention à l'offre future dans le secteur : si les promoteurs ralentissent les nouveaux lancements en raison des pressions de financement, il est possible que l'offre se réduise dans l'année ou les deux années à venir, ce qui influera sur les prix à moyen terme.

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