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Politique du logement

L'administration fiscale envisage de réduire les exonérations : ce que cela signifie pour les investisseurs immobiliers et le marché locatif

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L'administration fiscale examine la suppression ou le durcissement d'exonérations et d'allègements fiscaux dans le domaine de l'immobilier, dont l'obligation de déclaration pour l'exonération de TVA sur les revenus locatifs. Cette mesure pourrait modifier la rentabilité de l'investissement locatif et influer sur l'offre de logements sur le marché.

En bref

  • L'administration fiscale envisage d'instaurer une obligation de déclaration pour l'exonération fiscale sur les revenus locatifs ainsi que pour d'autres allègements.
  • Cette mesure pourrait réduire le rendement net des investisseurs immobiliers et influer sur les prix des loyers.
  • Les acquéreurs d'un appartement neuf destiné à l'investissement doivent intégrer le risque réglementaire dans leur plan de financement.
  • La mesure n'en est qu'au stade de l'examen et aucun projet de loi officiel n'existe encore.

L'administration fiscale examine actuellement une réduction significative des avantages fiscaux dans le domaine de l'immobilier. Parmi les options à l'étude : l'instauration d'une obligation de déclaration pour les propriétaires qui bénéficient de l'exonération fiscale sur les revenus locatifs, ainsi que l'examen d'autres allègements qui avaient été conçus pour encourager la location privée.

Ce qui est exactement examiné

L'exonération fiscale sur les revenus locatifs à usage d'habitation permet actuellement à un propriétaire de louer son bien sans payer d'impôt, sous réserve d'un plafond mensuel fixé chaque année. Cette exonération n'impose aujourd'hui aucune obligation de déclaration à l'administration fiscale, ce qui complique le recouvrement de l'impôt sur les revenus dépassant ce plafond. Selon les informations publiées, l'administration fiscale envisage d'imposer une obligation de déclaration même aux propriétaires dont les revenus sont inférieurs au plafond, afin de permettre un meilleur contrôle et d'augmenter les recettes fiscales.

Par ailleurs, d'autres mesures sont à l'étude, dont les détails n'ont pas encore été publiés officiellement, mais dont l'orientation générale indique un renforcement de la réglementation autour des revenus immobiliers qui ne sont pas actuellement imposés dans leur intégralité.

Les conséquences sur le marché locatif

Une modification du régime fiscal applicable à la location de logements pourrait influer sur la rentabilité de l'investissement locatif. Les investisseurs qui ont acquis des logements en se fondant sur la structure fiscale existante pourraient constater que le rendement net calculé à l'avance ne résiste pas à une modification législative. En réaction, certains propriétaires pourraient augmenter les loyers afin de maintenir leur rendement effectif, tandis que d'autres pourraient envisager de vendre, ce qui pourrait accroître l'offre sur le marché de la vente à court terme.

Ce que cela signifie pour les acquéreurs d'un appartement neuf (achat sur plan)

Celui qui acquiert un appartement neuf (achat sur plan) en vue de le louer doit réexaminer son plan de financement à la lumière du risque réglementaire. Si l'obligation de déclaration est mise en oeuvre et que les exonérations sont durcies, le coût fiscal annuel augmentera et affectera directement la trésorerie. Celui qui se trouve en phase de négociation avec un promoteur a intérêt à prendre en compte un scénario dans lequel le rendement net est inférieur aux prévisions, et à s'assurer que le prix payé reflète également ce risque réglementaire.

Par ailleurs, si des investisseurs quittent le marché à la suite d'une modification fiscale, il est possible que des logements locatifs soient remis en vente, ce qui augmenterait l'offre pour les acquéreurs recherchant un logement pour leur propre usage. Il s'agit toutefois d'un scénario spéculatif, qui dépend de l'ampleur du changement et des modalités de sa mise en oeuvre.

Ce qui reste encore inconnu

À la date de publication de cet article, la mesure n'en est qu'au stade de l'examen et aucun projet de loi n'est formalisé. L'administration fiscale n'a publié aucun calendrier officiel et n'a annoncé aucune date limite pour la prise de décision. Il est conseillé aux acquéreurs et aux investisseurs d'attendre une publication officielle avant de modifier leur plan d'action, et de consulter un expert-comptable spécialisé en immobilier afin de comprendre les conséquences spécifiques à leur situation.

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