L'économiste en chef du ministère des Finances anticipe une poursuite de la baisse des taux jusqu'à un niveau d'environ 3 % d'ici la fin de 2026, ce qui pourrait affecter le coût des prêts immobiliers, mais met en garde contre un optimisme excessif en raison des pressions sur les marchés obligataires mondiaux.
En bref
- L'économiste en chef du ministère des Finances anticipe une baisse du taux de la Banque d'Israël à environ 3 % d'ici la fin de 2026.
- La hausse des rendements obligataires mondiaux pourrait empêcher les banques de répercuter cette baisse sur les acheteurs.
- La baisse des taux devrait stimuler la demande de logements neufs et pourrait pousser les prix à la hausse.
- Il est recommandé d'examiner la répartition du prêt avec un conseiller, sans présumer d'une économie automatique sur la mensualité.
L'économiste en chef du ministère des Finances a publié cette semaine une prévision selon laquelle la Banque d'Israël devrait continuer à réduire son taux d'intérêt au cours du second semestre 2026, jusqu'à un niveau d'environ 3 %. Il s'agit d'une baisse par rapport aux niveaux enregistrés récemment, et cette prévision intervient dans un contexte de recherche d'équilibre entre la maîtrise de l'inflation et le soutien à la croissance économique. Comme nous l'avons rapporté dans la baisse du taux à 3,5 %, la Banque d'Israël a déjà procédé à plusieurs baisses au cours du premier semestre de l'année, et la prévision actuelle rend plausible la poursuite de cette tendance.
La réserve : les marchés obligataires mondiaux pourraient freiner la baisse
Néanmoins, l'économiste en chef nuance ce tableau optimiste : les tendances sur les marchés obligataires mondiaux, en particulier la hausse des rendements aux États-Unis et en Europe, pourraient freiner une partie de l'effet de la baisse du taux local sur les taux des prêts immobiliers en pratique. Autrement dit, même si la Banque d'Israël baisse son taux comme prévu, rien ne garantit que les banques répercuteront intégralement cette baisse sur les acheteurs de logements.
Ce que cela signifie pour l'acheteur d'un appartement neuf sur plan
Quiconque se trouve actuellement en phase de négociation avec un promoteur devrait tenir compte de plusieurs points. Premièrement, si cette prévision se réalise, les taux des prêts immobiliers pourraient légèrement baisser encore avant la fin de l'année, ce qui réduirait la mensualité sur un même prêt. Deuxièmement, les promoteurs qui proposent actuellement des formules de financement internes ou des échéanciers de paiement généreux le font en partie pour faire le pont pendant la période de taux actuelle : il est possible qu'avec la baisse du taux, le pouvoir de négociation de l'acheteur face au promoteur se réduise légèrement, l'acheteur ayant moins besoin de l'aide du promoteur pour son financement. Troisièmement, il importe de se rappeler qu'une baisse de taux tend à stimuler la demande de logements, en particulier de logements neufs sur plan, ce qui pourrait pousser les prix à la hausse dans les projets recherchés.
En résumé
Quiconque envisage l'achat d'un appartement neuf dans les mois à venir devrait examiner la répartition de son prêt (tamhil) avec un conseiller en prêt immobilier, plutôt que de supposer automatiquement que la baisse du taux de la banque centrale se traduira directement par une économie significative sur la mensualité. Comme nous l'avons souligné dans le risque pour les acheteurs à l'ère du taux prime en baisse, les offres de financement des promoteurs peuvent masquer un tableau plus complexe qu'il n'y paraît à première vue.




